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DOCUMENTS À TÉLÉCHARGER

Les notions-clés de la fondation

Démocratie technique

La démocratie technique desserre l’alliance exclusive entre le savant et le politique face aux défis posés par le développement des sciences et des techniques. En donnant la parole aux profanes dans des espaces publics de controverse avec les chercheurs et les décideurs, elle conforte le sens des responsabilités individuelles et collectives au sein des sociétés démocratiques.

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Gouvernance

Le terme de gouvernance s’entend, pour la FPH, comme « l’art d’organiser dans l’espace public, les mises en relation entre les intérêts des citoyens et entre les échelles – locale, nationale, régionale, mondiale – l’art de produire des règles du jeu porteuses de sens, prenant en compte la complexité de nos sociétés, permettant le dialogue et l’action collective ».

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Éthique et responsabilité

Dans un système mondialisé où les interdépendances entre les êtres humains, entre les sociétés et avec la biosphère ont changé d’échelle, d’ampleur et même de nature, il n’y a pas d’avenir de l’humanité sans accord à tous les niveaux possibles sur les conditions du « vivre ensemble ». Au-delà des questions d’éthique ou de valeurs personnelles qui relèvent de la sphère culturelle, religieuse ou privée, la clé de voûte d’un monde responsable réside dans la capacité à identifier, construire et sécuriser des systèmes sociaux et politiques de co-responsabilité dans lesquels on sait qui est responsable de quoi et devant qui.

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Société durable

Le fonctionnement actuel de nos sociétés basé sur le développement matériel a largement détérioré et réduit le capital nature de notre planète. Inégalités sociales et dégâts environnementaux sont les conséquences directes de ce modèle, sans oublier les possibles dérives autoritaires et politiques qui pourraient résulter d’une compétition croissante pour l’accès à l’énergie et aux ressources naturelles. Continuer sur cette voie serait suicidaire. Les limites de notre planète sont finies et pour pouvoir survivre, l’humanité doit adopter des modes de vie et de développement compatibles avec les limites de la nature. La transition vers ce type de société, qualifiée de société durable, passe par l’invention de nouveaux modes de pensée et d’action.

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Intelligence collective

Avec le développement d’internet, la multiplication des sources d’information et la surabondance des contenus ont rendu nécessaire le développement d’outils de gestion et de structuration de l’information : les outils et méthodes d’intelligence collective. Base de données, moteurs de recherche, sites ressources, logiciel de cartographie conceptuelle, sites de mutualisation de l’information, autant d’outils destinés à une lecture plus pertinente et à une sélection plus efficace de l’information disponible.

Interculturel

Pour la FPH, qui travaille à l’émergence d’une communauté mondiale, la notion d’interculturel est essentielle. Comment écouter chacun, dans le respect de sa culture, sans tomber dans le communautarisme ni dans l’indifférence ? La cohabitation interculturelle se pose à toutes les échelles- de l’individu à l’échelle mondiale-, et dans tous les milieux – faire travailler ensemble des représentants de plusieurs continents dans les entreprises, mais aussi dans les institutions.

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Subsidiarité active

La « subsidiarité active » est une philosophie et une pratique de la gouvernance qui part d’une nécessité essentielle du monde moderne : concilier l’unité et la diversité. À l’heure où l’interdépendance nous unit, la gestion de la complexité du monde moderne, notamment du point de vue de l’action publique, est le fait d’une combinaison de « milieux » et de « réseaux » dont aucun n’est clos. Si aucun problème important ne trouve de solution satisfaisante à une seule échelle, à l’avenir, le partage des compétences sera l’exception et l’articulation des compétences, la règle. Cette double exigence d’unité et de diversité constitue un défi théorique et pratique auquel prétend répondre la notion de subsidiarité active.

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Oeconomie

Le mot « oeconomie » est formé de deux mots grecs : « oïkos », qui veut dire le foyer, l’espace domestique, et « nomos » qui est la règle. Utilisé jusqu’au 18e siècle, il a été peu à peu remplacé par le mot « économie ». Or la définition étymologique décrivait exactement le problème auquel nous sommes confrontés aujourd’hui et qui n’est pas repris dans le concept d’économie. « L’oïkos », la demeure commune, dans un monde devenu interdépendant est désormais la planète. Et bien gérer l’espace commun, c’est produire du bien être pour tous dans le respect des limites de la planète, c’est construire un modèle économique alternatif, c’est construire une oeconomie.

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