Transport, hypermobilité, tourisme

L’explosion de la mobilité des personnes et des biens – l’hypermobilité – est au cœur de l’immense mouvement de globalisation insoutenable. Comment interrompre la fuite en avant de l’accélération ?

Budget 2018-2020 : 50 000 €

Les transports représentent environ un tiers des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Si les pauvres continuent de très peu se déplacer, dans les pays de l’OCDE, le secteur des transports représente souvent le premier secteur d’émission, les voitures individuelles contribuant à elles seules aux deux tiers des émissions liées au transport. L’enrichissement va de pair avec l’adoption des modes de vie des pays industrialisés et on assiste dans les pays émergents à une croissance exponentielle des transports. Une transition équitable impliquera aussi un partage de la mobilité. C’est un point aveugle notamment pour les classes aisées qui pratiquent une hypermobilité et qui peinent à résoudre la contradiction entre responsabilité et goût du voyage. Pour les classes laborieuses, contraintes à des déplacements domicile-travail toujours plus importants, c’est un point économiquement crucial. Pour les personnes et les groupes sociaux exclus de l’emploi formel (migrants, sans-abris, victimes de racisme…), l’accès aux transports est un enjeu de droits fondamentaux, car pouvant aboutir, de facto, à leur exclusion des centres urbains et autres espaces d’exercice de la citoyenneté.

La FPH conduit une démarche exploratoire, visant sur la période soutenir les organisations qui s’efforcent de faire remonter le problème de l’hypermobilité dans l’espace publique et soutenir les actions favorables à la mobilité douce et au partage de la mobilité.

Programme : Transition vers des sociétés durables