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Transition vers des sociétés durables

La révolution industrielle anglaise qui s’est étendue à l’échelle de la planète est indissociable, d’une part d’un niveau excessif de consommation de ressources naturelles et de rejets, et d’autre part du développement d’une «  promesse consumériste  » qui a fait accepter aux populations une modification profonde de leurs rapports au métier, à la famille et à la société en général. Le consumérisme a constitué un élément de contrat social. La transition vers une société durable constitue donc certes un enjeu technique, avec une réforme des modes de production, de consommation et d’organisation du territoire, elle constitue aussi pour l’heure une «  mauvaise nouvelle  », celle de l’abandon du consumérisme comme horizon social. Le risque est même grand d’une transition inéquitable : les plus riches préservant un haut niveau de consommation au détriment des autres. Dénoncer la gabegie ne sert de ce point de vue à rien car il est nécessaire de prendre en considération la fonction sociale, tant individuelle que collective (la croissance  !) de la consommation et même de l’hyper-consommation des classes aisées, pour lui trouver des substituts. La question du bien-être et du nouveau contrat social dans une société post-consumériste se pose tant au niveau individuel qu’au niveau collectif. Les voies de la résilience et de la suffisance passent dès à présent par des mutations complexes :

  • au niveau des individus et des pratiques, en favorisant dans les modes de vie un ré-équilibrage entre consommation et liens sociaux et en privilégiant des solutions faisant appel à des techniques douces et maîtrisées par les acteurs sur des solutions sophistiquées dont la maîtrise échappe aux utilisateurs  ;
  • au niveau des territoires et des filières, en valorisant les potentialités locales et en privilégiant des processus de production limitant flux et transports, et en s’efforçant de généraliser le principe du commerce équitable et durable par des accords de branche  ;
  • au niveau des organisations économiques (à commencer par les entreprises) et macroéconomiques, en réformant les modèles et les modes de pensée et de gestion, dans le souci de rendre la transition équitable.

Dans tous ces domaines, la FPH soutient des acteurs dans son espace géographique proche mais qui s’inscrivent dans des réseaux internationaux de collaboration.

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