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Depuis 2003, l’action de la fondation est structurée en quatre axes : méthodologique, géographique, socioprofessionnel, thématique. Ces axes se déclinent en programmes participant aux trois mutations identifiées par la fph :

  • concevoir et mettre en œuvre de nouvelles formes de régulation et de gouvernance pour gérer les interdépendances d’ampleur nouvelle entre les êtres humains, entre les sociétés, entre l’humanité et la biosphère ;
  • se doter de principes éthiques communs notamment à travers la recherche d’une éthique universelle de la responsabilité
  • concevoir et promouvoir une société durable, de nouveaux modes de vie, de production et de consommation, de nouvelles formes d’élaboration et de diffusion des connaissances. _
Axe méthodologique Programmes
Développement et valorisation des outils et méthodes
  • Des logiciels libres pour l’action collective
    Développer, adapter et promouvoir des logiciels libres d’intelligence collective et leur application

    L’informatique est devenue un élément incontournable de nos vies et de nos pratiques. Les logiciels ont acquis un véritable pouvoir formateur de nos pensées et de nos actions. Langue d’Ésope, ils créent de la complexité (comme pour la banque) et servent à la gérer (mind mapping, logiciels de cartographie, etc). Dès lors, se pose la question des conditions de production et d’adaptation des logiciels aux besoins des organisations sociales. Le mouvement des logiciels libres qui promeut l’accès au code source (le secret de fabrication des logiciels) est la meilleure réponse à la maîtrise de l’information. Parce qu’ils sont fondés sur des principes de transparence, de participation et d’intelligence collective, les logiciels libres sont en effet un enjeu pour la démocratie. Or le logiciel libre est dans une situation paradoxale : ses valeurs sont proches de celles défendues par le monde associatif et celui de l’économie sociale et solidaire mais il est davantage présent dans le monde de l’entreprise classique ne serait-ce que parce qu’elles sont en mesure de les financer.

    La fondation a donc fait le choix de promouvoir, de développer et/ou d’adapter des logiciels libres (logiciel de gestion des bases de fiches, annuaires, logiciel de mise en relation des idées - desmodo) qui puissent outiller les acteurs du changement social.

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    Exemole, Oxys, APRIL

    :recommandation

  • Mutualisation, sélection et structuration de l’information : un enjeu pour la démocratie
    Consolider la Communauté de sites ressources pour une démocratie mondiale - COREDEM

    A l’ère de la généralisation d’internet et de la surabondance de l’information, l’accès à une information pertinente de qualité et le besoin de mutualisation des connaissances sont fondamentaux. « Si l’on admet que la connaissance et son vecteur, l’information, sont à l’ère informationnelle ce que l’énergie, les matières premières et la force de travail furent aux sociétés industrielles, alors les conditions de leur circulation, appropriation et partage deviennent cruciale » (1).

    Consciente de l’enjeu que la sélection et la structuration de l’information représentaient pour la démocratie, la fondation, en partenariat avec Ritimo, a développé dès les années 80 des systèmes d’échange d’expériences, puis soutenu le développement de sites de ressources documentaires thématiques et contribué à la mutualisation de l’ensemble de ces ressources via la Communauté de sites ressources pour une démocratie mondiale -la Coredem-. Celle-ci donne à voir l’ensemble des documents présentés sur les sites partenaires grâce à un moteur de recherche commun et offre un espace de débat et d’appui aux différentes organisations participantes. L’enjeu est de renforcer cet espace commun.

    (1)citation de Valérie Peugeot

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    d-p-h
    coredem

    :recommandation

  • Pour une meilleure diffusion des outils et méthodes d’intelligence collective développés par la fondation et ses partenaires
    Elaboration de manuels : Desmodo, BasedeFiches, Scarabé pour « les nuls »

    La fondation développe depuis de longues années des outils et méthodes d’intelligence et d’action collectives. Ils reposent tous sur des logiciels libres. Mais leur adoption et leur usage supposent à la fois des apprentissages et, souvent, des transformations dans les modes même de gestion des organisations.

    Après une période d’appui aux partenaires pour adopter ces outils et méthodes, l’accent est mis sur leur valorisation, l’élaboration de guides et manuels et sur la formation.
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    Exemole, Traversées
Promotion des idées et des propositions
  • Mobiliser les espaces Bergerie, Dickens (Lausanne) et Saint-Sabin (Paris) pour animer la vie intellectuelle
    Appuyer la participation des membres de la fondation à des événements extérieurs - Mettre en ligne la littérature grise

    On prête à Victor Hugo l’aphorisme « Il y a une chose plus forte que toutes les armées du monde, c’est une idée dont le temps est venu ». Certes ! Mais la diffusion des idées nouvelles n’est pas automatique. Les idées dont le temps est venu ont parfois besoin d’aide pour aller de l’avant. Les révolutions de la pensée et les changements dans la vision du monde, si nécessaires à l’heure actuelle, demandent un effort important de communication. Films, documentaires, conférences, livres qu’il s’agisse d’essais ou de fictions, sites internet, émissions, bouche-à-oreille et comptoir contribuent à faire évoluer les opinions.

    En utilisant ses locaux et ses moyens logistiques et en mobilisant la compétence de ses propres membres, la fondation participe à la diffusion des idées et des propositions dont ses partenaires et elles sont porteurs. Elle organise des rencontres thématiques dans ses locaux ou apporte des contributions par des interventions à des événements extérieurs (colloques, formations, séminaires). Elle met également en ligne ses ressources documentaires.

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    La bergerie de Villarceaux
  • Éditions Charles Léopold Mayer, un monde plus lisible : édition, appui à l’écriture et diffusion d’ouvrages
    Des livres pour aider à penser le monde de demain

    Que ce soit en matière de gouvernance, d’éthique ou de mode de vie durable, les mutations en cours demandent autant de rigueur dans l’analyse que d’imagination dans la formulation de propositions. En dépit du développement des outils et formats internet, l’écriture d’un livre conserve toute sa pertinence. La rédaction d’un essai impose en effet une discipline intellectuelle : la synthèse et la mise en ordre des idées. Cet effort contribue à la reconnaissance de son auteur et de ses réflexions. Le livre permet donc de légitimer une pensée et demeure souvent une voie de passage obligée pour accéder à d’autres média : journaux, radio, télévision. Enfin dans une monde dominé par la volatilité des sujets et des points de vue, le livre assure une inscription dans le temps et une pérennité accrue de la pensée.

    La FPH, en appuyant une politique éditoriale centrée sur des essais articulant systématiquement analyse et propositions, contribue à nourrir le débat de société sur les enjeux et les voies des transformations en cours. Les auteurs sont pour la plupart des acteurs engagés dans le changement social, bons connaisseurs des problèmes concrets, des difficultés et des blocages. Ils partent de leur expérience pour identifier les verrous du changement et les possibilités de remédiation. Les ouvrages soutenus par la fondation recouvrent l’ensemble de ses programmes.

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    www.eclm.fr
  • Vers un réseau fédérant les lieux indépendants de production et de diffusion de films
    Diffuser les idées et propositions à travers l’image

    La profusion d’informations, l’accélération des modes de vie liés à la société de consommation, la compartimentation des champs de connaissance donnent le plus souvent aux citoyens une double impression de confusion et d’impuissance. La sur-information alliée souvent à la mal-information conduisent à l’isolement des initiatives et à leur fragilisation dans la durée. Dans ce cadre, la production et la mise en commun d’une information qualitative qu’elle soit écrite ou audiovisuelle est un enjeu majeur. Or les acteurs de l’information indépendants subissent aujourd’hui une forte pression économique, dans un contexte de concentration financière, de plus en plus dominé par des groupes monopolistiques. Cette pression nuit à leur capacité de diffuser des idées, des valeurs et des propositions et de les mettre en débat.

    Le monde de l’image, des documentaires et des films n’y échappe pas. Pourtant l’image, les films prennent une place de plus en plus importante. Le cinéma est à la fois témoin et matériau d’Histoire. Il participe, comme l’écrit, à des modes de représentations du monde. Il utilise un langage, celui de l’image et du son, qui tour à tour reflète et influence ces mouvements. Tout comme les éditeurs, les producteurs et diffuseurs indépendants, sont confrontés à une logique de concentration plutôt que d’association. D’où l’enjeu d’appuyer une alliance des acteurs de la production et la diffusion indépendante et de permettre la diffusion de la mémoire audiovisuelle de la société.

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    www.autourdu1ermai.fr/
    www.coopdhr.free.fr/
  • Mutualiser et élaborer des matériaux pédagogiques
    Soutenir des démarches pédagogiques innovantes, la constitution de modules de formation et leur mutualisation

    La formation est un enjeu fondamental pour transformer la société. Les systèmes d’enseignement traditionnels et académiques sont actuellement en crise et souvent déconnectés des réalités sociales. La spécialisation et la fragmentation de la production des connaissances n’apportent plus de réponses adaptées aux défis de la société du XXIe siècle, tant aux niveaux politique et économique, que social et culturel. Mettre à disposition des citoyens des matériaux et des démarches pédagogiques de qualité permettant de mieux appréhender la complexité du monde et d’agir de façon responsable est un enjeu majeur.

    La fph soutient la conception et la mutualisation des contenus pédagogiques développés par ses partenaires en vue de leur diffusion auprès d’un public plus large, enseignants, formateurs, etc.

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    www.uitc-edu.org/qui-sommes-nous/histoire.html
    www.terre-citoyenne.org/fr/des-initiatives/formations-citoyennes-et-leaders-sociaux/uitc/universite-terre-citoyenne.html
    fr.coredem.info/
Axe géographique Programmes
Europe
  • Encourager et accompagner un processus collectif au sein de la société civile européenne
    Mettre en réseau, créer des synergies, proposer des outils, encourager un projet politique collectif

    L’intégration régionale européenne suit un processus inédit inscrit dans la durée. Son approfondissement, sa réussite ou son échec constituent un enjeu déterminant en terme de crédibilité des processus pacifiques d’intégration en général et de consolidation d’une société européenne pacifiée, multiculturelle, démocratique et écologique en particulier. L’évolution de l’Europe dans le sens d’une forteresse sécuritaire, enfermée dans des nationalismes et dans le consumérisme constituerait une régression dramatique. Il convient d’oeuvrer à la constitution et au renforcement d’une Europe démocratique et légitime, et à la participation responsable et engagée des acteurs politiques ainsi que des acteurs de la société civile à une Europe qui assume pleinement sa responsabilité dans la transition vers un monde durable.

    La FPH ne cherche pas à être un acteur de plus dans le jeu complexe de la gouvernance européenne, mais à apporter sa plus-value en favorisant la mise en réseau de ses partenaires thématiques, socioculturels, géographiques et méthodologiques avec les autres acteurs engagés pour une Europe plus démocratique et participative à ses différents niveaux de gouvernance.

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    citizensforeurope.eu
    CFE
    EMI
    double ponctuation
    touteleurope
    cafebabel
    IHECS
    Notre Europe
    ASKO-EUROPA Stiftung

    :recommandation

Afrique
  • L’Alliance pour refonder la gouvernance en Afrique
    Renforcer sa capacité d’influence auprès des instances de décisions et réunir les conditions de sa pérennisation, en promouvant les forums mutli-acteurs nationaux et la tenue des Journées Annuelles sur la Gouvernance (JAGA)
    La gouvernance en Afrique, héritée de la colonisation et de ses évolutions depuis les indépendances, n’est ni adaptée aux sociétés africaines qui ne s’y reconnaissent pas, ni adaptée aux défis que doivent relever ces sociétés. Les récentes élections au Congo et au Cameroun viennent malheureusement confirmer ce constat. Chaque société est appelée à inventer des modalités concrètes de gouvernance correspondant à son histoire, ses valeurs, sa culture et sa manière de voir le monde. Mais les initiatives nombreuses visant à faire évoluer la gouvernance en Afrique pêchent par leur cloisonnement et leur absence d’enracinement profond dans la société.
    La FPH appuie l’Alliance pour refonder la gouvernance en Afrique (ARGA). L’ARGA contribue à l’émergence d’un projet de gouvernance en Afrique :
    i)en mettant en réseau intellectuels, acteurs politiques et sociaux de la société africaine engagés dans l’émergence d’une pensée africaine sur la gouvernance ;
    ii)en constituant un think tank panafaricain élaborant des analyses et des propositions collectives ;
    iii)en intervenant dans le débat public panafricain par l’organisation de séminaires, d’ateliers et de rencontres, tant au niveau local que régional, ou en participant à des événements organisés par les institutions.

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    ARGA

    :recommandation

Asie
  • L’émergence d’une société harmonieuse en Chine et le soutien d’activités autour de trois thèmes : gouvernance, développement rural et alimentaire durable, dialogue transculturel
    L’objectif est de favoriser en Chine l’émergence d’une société durable, harmonieuse, en lien avec les autres continents et civilisations.

    China has remarkably changed over the past fifteen years. Its technological and economic development has been extremely rapid. The country has become a central player on the international scene and all its bodies are called to take over their responsibilites (State, civil society, economic actors) to sustain the ongoing efforts and to find sustainable and fair alternatives for a better management of our planet and for a better future for the entire humanity. At national level, China is confronted with an unbalanced model of development producing significant economic richness but unequally distributed and highly damaging to the environment. The pathway China will choose for its own future development will greatly influence the further development of the rest of the world.

    Through various initiatives involving State and non-State actors, the foundation contributes to the definition of an harmonious development within China on three themes : governance (organisation of forums on this theme, website, training programmes, discussions) ; communication and debates (The magazine Transcultural Dialogue, books’ publication) ; food and rural development (sustainable supply chains, food governance of cities and territories
    The FPH also facilitates international exchanges between actors on best practices and innovative experiments.

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    Culture media

    :recommandation

  • Appui au dialogue Chine-Europe
    Donner suite à la dynamique amorcée par le Forum Chine-Europe

    L’interdépendance entre les régions du monde est devenue irréversible. Toutes vivent sur la même planète, aux équilibres fragiles. La montée en puissance de la Chine est un événement majeur de ce début de siècle. Il bouscule la suprématie occidentale, il est une des manifestations les plus emblématiques de la mondialisation. De l’évolution des relations entre la Chine, l’Europe et les États-Unis dépend, pour beaucoup, l’avenir du monde tout entier. Les négociations et incompréhensions manifestées à l’occasion du Sommet de Copenhague sur le changement climatique ont mis en lumière l’ampleur des incompréhensions possibles.

    Entamé formellement en 2005, mais s’appuyant sur l’engagement de la FPH en Chine dès les années 1980, le forum Chine-Europe vise à favoriser un dialogue ouvert sur les défis communs des sociétés européenne et chinoise : environnement, modèle de développement urbain, politique agricole et alimentaire, évolution des systèmes juridiques, éducation et intégration des jeunes, éthique et valeurs, diversité culturelle… Autant de défis communs et de responsabilités partagées où les dynamiques de coopération devraient l’emporter sur la logique de compétition.

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    FCEF

    :recommandation

  • Le Vietnam, un pays pivot : gouvernance, développement rural et formation

    Le Vietnam est un pays charnière entre l’immense Chine continentale et le reste du Sud-Est asiatique. Les tendances actuelles de la zone :

    • Une situation marquée par un regain de tension entre le Vietnam et la Chine concernant le litige sur les archipels de la mer de Chine lié à l’exploitation des fonds pétrolifères.
    • Un raidissement du Vietnam en matière de droits de l’homme qui peut masquer l’aspiration à une évolution plus démocratique.
    • Les questions de modèle de développement rural, de formation d’étudiants, de membres de la société civile, de gouvernance de la société se posent avec acuité.
    • La gestion des ressources naturelles est aussi posée de manière forte dans des pays très peuplés et en phase de développement agricole et industriel accéléré.

    Trois types d’activités seront développées en 2012-2013. Une première est le prolongement des actions concernant la responsabilité sociale des universités et la création de nouveaux lieux de formation (Projet Tri Viet, lieux de formation de leaders paysans et sociaux au Vietnam) en lien avec l’Université Lotus, l’ONG Phano. La deuxième est le développement d’actions en matière de développement rural durable en lien avec le CASRAD (centre de recherche systèmes agraires). La troisième activité est la création de lieux d’échanges et de débats sur la gouvernance en lien avec les enjeux indiqués précédemment et la conduite des politiques publiques. (collaboration avec la fondation Paix et Développement).

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    École de la Paix
    CASRAD
Approches transrégionales
  • L’Assemblée des Citoyens et Citoyennes de la Méditerranée
    Renforcer la dynamique de construction de l’ACM comme un espace de dialogues, de rencontres et de propositions de la citoyenneté méditerranéenne tout en tenant compte des derniers bouleversements qui se sont produits en 2011 dans la rive Sud, la rive Nord et la rive Est de la Méditerranée et qui vont continuer dans les années à venir.

    Si son unité et son existence politique sont encore en discussion, la région méditerranéenne est de fait une réalité historique, humaine, commerciale, culturelle, sociale et environnementale. La chute des régimes autoritaires au Sud et les événements politiques et économiques en cours dans tous les pays méditerranéens ouvrent de nouveaux espaces pour l’expression citoyenne. Les changements politiques, économiques et institutionnels en cours exigent et produisent de nouveaux interlocuteurs citoyens, une nouvelle conscience citoyenne et de nouveaux tissus associatifs. Les événements dans la région poussent les institutions publiques et privées à redéfinir leurs politiques de coopération et de développement et à rechercher de nouveaux partenaires dans la société civile.

    La FPH appuie le processus de l’Assemblée des Citoyennes et Citoyens de Méditerranée (ACM). L’initiative est complémentaire d’autres dynamiques existantes. Elle repose sur un constat : c’est principalement par l’action et l’implication des citoyens et citoyennes qu’une « communauté de destin » solidaire et positive pourra se mettre en place au sein de l’espace méditerranéen. Ce processus d’assemblée est en marche. Il repose sur une Charte Constitutive, une coordination de pôles régionaux et un Conseil Consultatif composé de personnes d’origines géographique, culturelle et socio-professionnelle diverses et qui sont reconnues pour leur engagement méditerranéen, ainsi que des cercles de citoyens qui émergent dans tous les pays de la Méditerranée. La coordination a noué des contacts avec les institutions euro-méditerranéennes et africo-méditerranéennes qui ont bien accueilli cette initiative.

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    ACM
Axe socioprofessionnel Programmes
Collèges représentations
  • L’édition indépendante garante de diversité !
    Bibliodiversité et livre équitable

    La question du contrôle des médias, d’une « pensée unique » constituant une forme de contrôle idéologique soft, constitue une préoccupation croissante depuis le début des années 90. Ce phénomène est aussi observable dans le monde du livre, dans lequel les évolutions économiques ont favorisé le regroupement des maisons d’édition sous l’égide de « grands groupes » de l’édition, eux-mêmes souvent adossés à des holdings parfois d’origine industrielle. A terme, ces fusions affecteront la diversité, notamment culturelle, des ouvrages produits.

    Cependant un maillage de petites maisons d’édition indépendantes se maintient dans les différents espaces culturels. Plus accessibles pour de nouveaux auteurs, plus à même également de connaître des démarches locales originales, elles assurent une « bibliodiversité » indispensable. La mise en réseau de ces petites et moyennes maisons d’édition, indépendantes des grands groupes internationaux, constitue une réponse au risque de perte de diversité. La FPH appuie l’animation de leur réseau et favorise leur collaboration dans un esprit interculturel. Outre des projets communs de co-édition, les éditeurs indépendants conduisent un plaidoyer pour obtenir des conditions juridiques et économiques plus favorables ainsi que le développement du label « livre équitable ».

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    AEI

    :recommandation

    100 propositions du Forum Social Mondial

    HTML - 10.3 ko
    Des paroles et des actes pour la bibliodiversité
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    Protéger le livre
  • Pour un journalisme responsable
    Appui à l’Alliance internationale de journalistes
    Crise profonde pour les uns, simple recomposition du paysage médiatique pour les autres, la sérieuse déstabilisation de la presse réinterroge ses fonctions, ses usages, ses marges de liberté. Sans information juste, éthique, vérifiée, pluraliste et indépendante de tout pouvoir économique ou politique, sans une régulation de la presse où les professionnels et le public sont impliqués, la démocratie est en péril.
    Face à ce défi, les acteurs qui collaborent au sein de l’Alliance internationale de journalistes tentent de remettre au cœur du débat la question de la responsabilité des journalistes et des médias. Pour ce faire, ils cherchent à créer des passerelles entre journalistes et académiques, entre écoles de journalisme et rédactions, entre le public et l’ensemble de la profession, entre le monde des médias et les autres acteurs qui travaillent sur le thème de la responsabilité.

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    AIJ

    :recommandation

  • Principes et pratiques d’un dialogue interreligieux fructueux

    La question des minorités religieuses et de leur marginalisation est accentuée par la résurgence des nationalismes et des formes diverses de radicalisation religieuse ou raciste à finalité politique, que ce soit en Occident ou en Orient. Au-delà des troubles et menaces localisés que ces conflits provoquent et exacerbent, ils représentent une formidable régression par rapport aux Droits de l’Homme et aux combats pluriséculaires pour la co-existence harmonieuse des religions. La question du traitement des conflits religieux est délicate dans la mesure où elle suppose de démêler les enjeux (géo)politiques, économiques, sociaux, ethniques, culturels… Cela est d’autant plus nécessaire que la réflexion sur les relations entre le politique et le religieux apparaît sous un jour nouveau à la faveur des révolutions arabes. Quelle sera la place de l’Islam (et quel Islam ?) dans les processus constitutionnels des pays d’Afrique du Nord, et éventuellement demain du Moyen-Orient ? Cela revient à s’interroger non seulement sur les processus en cours dans ces pays mais aussi sur la capacité épistémologique et culturelle des Européens à les comprendre et les accompagner. Le dialogue inter-religieux, notamment entre chrétiens et musulmans, dans une perspective euro-arabe trouve dans ce contexte toute sa pertinence et son urgence.

    Le dialogue interreligieux est une tâche de plus en plus importante mais souvent difficile. Le poids grandissant des conceptions dogmatiques au sein des grandes institutions religieuses aggrave les clivages idéologiques et les tensions sociales. Le réseau interreligieux que la FPH soutient semble petit face aux géants religieux. Raison de plus pour persévérer et trouver les moyens d’augmenter l’impact de la pensée novatrice portée par ce réseau. L’approche par un dialogue multi-acteurs – c’est-à-dire au-delà des professionnels de la religion - et immergé dans la société civile doit être encouragée pour repenser et revitaliser le dialogue interreligieux.

    :recommandation

  • La fonction sociale du chercheur au XXIème siècle
    Promouvoir un nouveau contrat entre chercheurs et société

    Depuis la fin du XXème siècle, nous vivons un changement de nature des risques, des disparités et des dangers créés par les modes dominants de production et de consommation. Ces dernières années, l’accumulation de crises (autour du nucléaire, de l’amiante, des OGM …) a en effet montré la nécessité de prendre en compte d’autres intérêts et risques que ceux définis par les acteurs techno-industriels. Ce nouveau contexte a suscité une remise en cause de l’expertise et de la recherche et un renouveau des mobilisations sociales.

    La fondation souhaite aider les réseaux de chercheurs qui redéfinissent une recherche citoyenne et réinventent la fonction sociale du chercheur pour le XXIème siècle. « Un véritable choix de société, politique, philosophique et épistémologique doit être mené touchant à la place de la science dans nos sociétés, au fonctionnement des institutions de recherche, aux politiques de développement de la recherche, à la formation et à l’évaluation des chercheurs, à la culture scientifique des non chercheurs comme à la nécessaire culture sociale et politique des chercheurs »(1).

    (1) Citation de Matthieu Calame Lettre ouverte aux scientistes

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    Fondation Sciences Citoyennes
    ENSSER
    Forum Mondial Sciences et Démocratie

    :recommandation

  • Une recherche universitaire utile à la société
    Prix Le Monde de l’éducation

    A quelle condition la recherche universitaire peut-elle servir effectivement la société ? La question n’est pas iconoclaste si l’on considère que, bien souvent, les jeunes doctorants, considérant d’abord la thèse comme le moyen d’obtenir un grade académique, ne se posent que secondairement la question de l’utilité sociale de leurs travaux. Les mécanismes internes d’évaluation de la recherche peuvent d’ailleurs concourir au phénomène : la recherche univoque de l’excellence académique peut faire perdre de vue l’excellence sociale ! Les deux excellences doivent pouvoir se combiner pour favoriser le développement d’une recherche socialement utile. C’est en tous les cas le plus sûr moyen de conserver une relation féconde entre la recherche et la société.

    C’est dans cette perspective que le Monde de l’éducation a créé un prix visant explicitement à récompenser des recherches socialement utiles afin de participer au renouveau du lien entre recherche scientifique et société. La notoriété croissante du prix agit désormais en amont : en incitant les jeunes doctorants à choisir des sujets susceptibles d’être primés et donc d’être reconnus comme socialement utiles. Le président du jury est le sociologue internationalement reconnu Edgar Morin. La FPH s’est associée à cette initiative dès son origine.

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    Prix Le Monde
Collèges économie et société
  • Soutenir l’alliance des paysans et des pêcheurs
    Le renforcement, l’expression et l’alliance des organisations paysannes et de pêcheurs au niveau international sont essentiels afin que ceux-ci puissent participer et contribuer à la résolution des grands problèmes qui se présentent.

    La population agricole et rurale représente encore près de la moitié de l’humanité. Les organisations de pêcheurs, de paysans, d’indigènes constituent des éléments extrêmement importants de l’organisation de la société civile dans les différents pays. Le niveau régional (grandes régions du monde) est devenu un niveau particulièrement pertinent pour agir. Cela est vrai pour les organisations paysannes mais aussi de pêcheurs.

    La Fondation soutient le renforcement de la capacité du Forum Mondial des Pêcheurs et Travailleurs de la Pêche pour intervenir et proposer des solutions concernant la gouvernance des pêches et des ressources halieutiques. Les organisations régionales et internationales de paysans sont renforcées. Un appui est aussi apporté aux dynamiques régionales et internationales d’alliances entre organisations paysannes et de pêcheurs artisanaux.

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    CONTAG
    COPROFAM
    Terre Citoyenne

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  • Les réseaux d’habitants, partenaires de l’évolution des villes
    Un site portail, des réseaux internationaux en phase de rapprochement et un appui spécifique sur l’Afrique

    Les politiques urbaines sont majoritairement les résultats de processus d’élaboration dans lesquels la voix des habitants n’a que peu de poids. Les expériences de participation, concertation, consultation, information -notamment à travers les Agenda 21 lancés dès 1992- se développent peu à peu en Europe et dans le monde, aboutissant parfois à de réelles dynamiques de co-construction où les citoyens sont parties prenantes, de la définition du projet à son évaluation. Mais c’est encore loin d’être la règle alors que l’urbanisation avance à grands pas sur les cinq continents, en particulier dans les pays émergents.

    Pour associer les citoyens aux décisions qui conditionnent leur environnement immédiat, il s’agit de renforcer la parole, la formation, la capacité de résistance et de proposition des habitants des villes du monde, en particulier des plus déshérités d’entre eux, confrontés aux conséquences de l’affaiblissement des politiques publiques urbaines et parfois au mépris des autorités locales. Dans ce cadre, la fondation appuie l’alliance internationale des habitants, le CERPAC en Afrique de l’ouest et le développement d’une plate-forme internet collaborative développée par Habitat et Participation.

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    AIH
    Habitat et Participation
    CERPAC
    RITIMO

    :recommandation

  • Faire des migrants une richesse pour les États et la mondialisation
    Suivi de la Charte mondiale des migrants

    On ne peut vouloir réguler les flux de biens et de services sans aborder sous un angle à la fois réaliste et politique la question des femmes et des hommes dont les déplacements, volontaires ou subis, suivent ces flux. Ainsi, le lien très fort entre mondialisation et migrations rend nécessaire une gestion internationale des migrations et non, comme c’est encore souvent le cas, au cas par cas, pays par pays. En d’autres termes il s’agirait de mettre en place une gouvernance mondiale de la migration qui serait une contrepartie indispensable à l’organisation mondiale du commerce.

    La Charte mondiale des migrants dont le processus a été soutenu par la fondation est une première tentative qui a permis à des groupes de migrants d’élaborer et d’écrire collectivement, au niveau international, des principes garantissant la liberté de circulation et d’installation des femmes et des hommes sur l’ensemble de notre planète. Pour les deux années à venir, la FPH se laisse le temps de faire le bilan de ce processus avant de définir un nouveau cadre d’action sur ce sujet qui reste un des enjeux majeurs de ce siècle.

  • Accompagner et consolider les activités de Monde pluriel
    Poursuivre le dialogue international des enfants sur la responsabilité et la gestion durable de la planète

    Changement climatique, protection de l’environnement, économies en consommation d’énergie, alimentation saine et suffisante pour une population croissante, etc., les facettes du développement durable sont nombreuses et d’actualité. Nous n’avons qu’une seule planète à notre disposition. Les négociations internationales aux niveaux européen et mondial accumulent les échecs. Comment réussir la « grande transition » ? Passer par la sensibilisation et la responsabilisation de la jeunesse, des jeunes qui éduqueront leurs camarades, parents et leurs propres enfants, constitue un levier efficace. Le défi est de passer collectivement à l’acte et responsabiliser, sans tomber dans l’ornière de culpabiliser ou de faire porter à la jeunesse toute la responsabilité.

    Global Classroom Initiative (GCI) et Prenons soin de la planète, menés par Monde pluriel depuis 2007 essaient de répondre à ces enjeux. Ils articulent deux volets : i) l’engagement et l’action concrète, ii) un processus démocratique entre jeunes, du niveau local jusqu’à l’échelle internationale, qui constituent une force propositionnelle s’adressant aux décideurs politiques.

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    Monde Pluriel

    :recommandation

  • Soutenir l’Alliance Internationale Terre Citoyenne
    L’Alliance Terre Citoyenne réunit, au niveau international, ONG, organisations paysannes et de pêcheurs, formateurs, réseaux divers. Elle est engagée sur des thèmes majeurs : les systèmes alimentaires durables, la gestion des ressources naturelles et des territoires, la formation des leaders sociaux.

    Les systèmes alimentaires durables, la gestion des ressources naturelles et les territoires, ainsi que les formations citoyennes, occupent une place particulière dans les enjeux actuels. Dans un monde complexe comme le nôtre, caractérisé par un sentiment d’impuissance à améliorer les situations, il est essentiel de réinventer des formes d’organisation, des manières d’agir et de penser tant au niveau local que global qui soient adaptées au temps présent.

    La fondation appuie l’Alliance Internationale Terre Citoyenne (AITC), coalition d’acteurs issus de l’université, des organisations de la société civile et des organisations professionnelles paysannes. L’AITC développe un plaidoyer et des actions autour de la notion de souveraineté alimentaire comprenant les questions de systèmes alimentaires et filières durables, gestion des ressources naturelles et de territoires, formations citoyennes.

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    Terre Citoyenne

    :recommandation

  • Initiative pour la responsabilité des cadres - Iresca
    Technoéthique et éthique manageriale

    Les cadres moyens ou supérieurs constituent l’armature des entreprises et plus généralement de l’activité économique. Agents indispensables de par leurs compétences et leurs fonctions, ils restent cependant encore transparents dans les débats sur la Responsabilité Sociale et Environnementale des entreprises. Le sentiment prévaut qu’ils constituent de simples agents, neutres, de projets industriels ou sociaux qui leur échappent. Les cadres sont-ils condamnés à n’être que des mercenaires ? Ou peuvent ils être aussi des citoyens ?

    La FPH conteste la vision « neutraliste » et affirme que la responsabilité de chaque acteur est proportionnée à son pouvoir et à ses savoirs. Elle considère donc que les cadres sont co-responsables des activités que leur savoir et leur engagement professionnel rendent possibles. Pour développer la culture de la responsabilité, la FPH appuie l’initiative pour la Responsabilité des cadres (IRESCA) initiée notamment par des syndicats de cadres. Cette initiative soulève non seulement la question de leur responsabilité morale mais aussi pénale. Elle aborde également la question de leur protection juridique dès lors qu’ils agissent en « lanceurs d’alerte ». Plus généralement l’IRESCA promeut la création d’un environnement social et juridique favorable à l’expression de la responsabilité des cadres.

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    Iresca

    :recommandation

Collèges gouvernance
  • Poursuivre et consolider la construction d’une Alliance de Militaires pour la sécurité et la paix
    Renforcer le dialogue entre civils et militaires : une éthique responsable et une sécurité humaine pour un monde en paix

    Les relations entre militaires et civils constituent une des bases d’une paix durable. De nombreux peuples sont toujours frappés par les guerres, des conflits surgissent entre les nations, des régimes autoritaires maintiennent par la force des armes la domination des puissants sur les peuples. L’instauration d’un dialogue entre militaires et civils en devient d’autant plus impérieuse. Or, pour des raisons historiques, le militaire est perçu, souvent à juste titre, avec méfiance par ses interlocuteurs. Sous divers régimes politiques il reste un instrument de la dictature et de la répression. Dans de nombreux pays, sur tous les continents, les blessures de la guerre et des conflits restent ouvertes pour des milliers, voire des millions de personnes qui, directement ou indirectement, ont souffert de la disparition de leurs proches, de la persécution, de la torture, de l’exil.

    Pour cette raison, au fil de la longue marche des peuples vers la recherche de la paix, une relation entre militaires et civils basée sur une culture de dialogue et de responsabilité partagée représente un objectif éthique, politique et historique fondamental. La fondation a cherché, depuis plus d’une décennie, à bâtir cette culture de dialogue entre civils et militaires. Elle apporte son soutien à l ’alliance de militaires pour la sécurité et la paix qui relie officiers européens, sud américains et africains engagés dans la réforme des forces de sécurité.

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    Alliance Internationale de Militaires

    :recommandation

  • Justice et mondialisation : vers un réseau international de juristes

    Alors que la gouvernance mondiale piétine, un parlement ou un gouvernement mondial étant des perspectives lointaines (et pas nécessairement souhaitables), le troisième pouvoir, celui de la justice, tend à s’organiser, à bas bruit, au niveau international. On assiste à une forme d’hybridation et d’unification du droit, sous inspiration de la common law issue de la tradition anglo-saxonne. Ce droit mondialisé progresse, tant sur le plan supranational, avec la consolidation du système de justice pénale internationale ou de Cours internationales des droits de l’homme, que sur le plan transnational, avec le droit des contrats ou la protection des investissements remettant en cause le monopole normatif des États.

    Très imprégné de pratiques et de principes anglo-américains, souple, pragmatique, et déterritorialisé, ce droit global peut devenir tour à tour un terrain de représentation de l’intérêt général, un espace politique à partager, comme il peut représenter une régression vers un droit privatisé au service de grands intérêts économiques primant sur la justice sociale ou la production d’un récit commun. La fondation soutient la mise en lien de réseaux internationaux de juristes et autres acteurs du droit mondialisé qui suivent cette dynamique et agissent dans le sens d’une justice responsable, plurielle et solidaire.

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    IHEJ

    :recommandation

Axe thématique Programmes
Gouvernance
  • Réformer et démocratiser la gouvernance de l’innovation technique
    Faire entrer les choix technologiques en démocratie

    Quand des ordinateurs en réseau, arbitrant au millième de seconde des options d’investissement, s’emballent et mettent en danger l’économie et la paix mondiale, il devient évident pour tous que la technologie est, comme la langue d’Esope, la pire et la meilleure des choses. Les techniques ne valent que par leur maîtrise sociale. Bon serviteur, mais mauvais maître ! Il est donc urgent d’arrêter l’emballement de l’innovation technique et de développer les capacités des sociétés à réintégrer celle-ci au service d’un projet de société humaniste.

    Sur fond de ce constat général, et compte-tenu de l’ampleur des sujets abordés, la fondation a choisi de s’engager au début des années 1990 sur le thème de la régulation sociale des techniques appliquées aux biotechnologies du vivant, particulièrement les organismes génétiquement modifiés. La contestation de ces innovations, introduites à l’origine sans évaluation ni concertation, et les controverses suscitées ont contribué à populariser les méthodes de mise en débat de l’innovation technologique. Ces acquis sont désormais élargis aux domaines tels que l’énergie, les nanotechnologies ou les technologies de la communication. La fondation soutient plus particulièrement le principe des veilles « citoyennes », sur le modèle développé par Inf’OGM, favorisant un débat étendu au delà du cercle étroit des experts institutionnels qui sont trop souvent juges et parties.

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    Inf OGM, Stop OGM

    :recommandation

  • Institut de recherche et débat sur la gouvernance - IRG
    L’IRG poursuit son travail de production d’analyses, de capitalisation d’expériences et de propositions et leur mise en débat pour aider aux changements des pratiques et des mentalités

    De l’Europe à l’Amérique latine, en passant par l’Asie, l’Afrique et le monde arabe, les institutions et gouvernements ne répondent pas ou plus aux aspirations profondes des populations (justice sociale notamment). Le désir de se réapproprier son destin, de redéfinir le projet fondateur (contrat social), de pouvoir contrôler le pouvoir et de vivre dans un contexte de droits est au cœur des revendications sociales. Il est nécessaire de prendre en compte les aspirations, revendications et besoins de l’ensemble des acteurs impliqués dans l’action publique (société civile, institutionnels, politiques, secteur privé). Mettre en dialogue et en réseau les différentes catégories d’acteurs, cultures, disciplines et échelons de la gouvernance est un enjeu central pour avancer vers une gouvernance démocratique ancrée dans des pouvoirs, des institutions et des normes légitimes qui répondent aux aspirations des populations.

    Créé en 2006 à l’initiative de la Fondation Charles Léopold Mayer l’Institut de recherche et débat sur la gouvernance (IRG) a pour objectif :

    • d’identifier et analyser des pratiques innovantes d’interaction entre les institutions publiques et les acteurs non étatiques (société civile, secteur privé, citoyen etc) permettant l’élaboration de régulations efficaces et légitimes au sein de la sphère publique ;
    • de croiser et fédérer des approches nouvelles et des propositions allant au-delà du discours dominant, souvent très prescriptif, sur la gouvernance.
      L’IRG est basé à Paris avec un pôle à Bogota. Il produit ou fait produire de l’expertise, met en place des modules de formation, organise des séminaires internationaux et diffuse des documents (sous forme numérique ou sous forme de publications), afin d’aider à l’élaboration des politiques publiques. Pour ce faire l’institut fonde sa démarche sur des bases inter-culturelles, inter-acteurs, inter-disciplinaires, inter-échelles. L’Institut a connu une évolution très rapide de son activité sous l’effet d’une forte demande extérieure (Fondation Ford, Ministère français des Affaires étrangères et européennes, AFD, Coordination Sud, CFSI, OCDE, CCFD).

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    IRG

    :recommandation

  • Le soutien des activités en matière de gouvernance de l’eau, des ressources naturelles et foncières
    Le partage, la gestion et la préservation des ressources naturelles – la terre et l’eau par exemple – sont au cœur de la gouvernance. Ils nécessitent la coopération de différentes échelles de gouvernance et de différents types d’acteurs.

    Des centaines de millions de producteurs paysans sont marginalisés et ruinés sur les cinq continents ; la faim et la malnutrition progressent ; les forêts et la biodiversité végétale et animale disparaissent ; l’eau, ressource stratégique et rare, menacée par les pollutions, devient l’enjeu de batailles et de luttes ; les équilibres écologiques et sociaux sont brisés… L’absence de politiques de gestion des biens communs se traduit par une navigation à vue aux dimensions planétaires dont les conséquences, de par leur amplitude et leur irréversibilité, acquièrent un caractère dramatique. La crise de gouvernance que nous vivons montre que les instances gouvernementales et les institutions internationales ne réussissent pas à s’adapter assez vite. Dès lors, les apports de la société civile sont indispensables.

    Consciente que les politiques foncières, de gestion des sols et de gouvernance des ressources naturelles sont vitales pour l’avenir de la planète, la fondation a soutenu la constitution, en 2005, d’un espace d’échanges et de travail sur ces thèmes : AGTER (association pour Améliorer la Gouvernance de la Terre, de l’Eau et des Ressources naturelles), qui cherche à contribuer à l’invention de nouvelles formes de gouvernance des ressources naturelles et foncières et à lutter contre l’accaparement des terres. Par ailleurs, la fondation appuie l’association Terre de liens dont l’objectif est de faire évoluer le rapport à la propriété foncière en France et en Europe.

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    Agter, Terre de liens

    :recommandation

  • Dépassement des conflits et construction d’un art de la paix
    Outiller et former les acteurs

    La paix n’est ni l’absence de guerre ni « l’intervalle qui sépare deux guerres », comme le disait Jean Giraudoux dans sa pièce de théâtre Amphitryon 38, mais un objet complexe, un art à cultiver. L’enjeu est de transformer des situations conflictuelles – ou qui menacent de l’être – en dynamiques positives de construction d’une paix durable.

    Dans cette perspective, la fondation appuie : i) l’analyse des sources des conflits, ii) l’étude de leur potentiel de transformation sociale et politique, iii) la présentation de la diversité des approches et des acteurs sur la paix, iv) la mise en réseau des acteurs (intellectuels/chercheurs et acteurs de terrain) et v) l’élaboration d’un art de la paix qui prenne en compte la complexité du monde.

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    Modus Operandi, Irénées

    :recommandation

  • Soutenir le développement, au niveau international, d’une nouvelle gouvernance alimentaire des villes et de leurs territoires et le programme « Eating City »
    Soutien à l’expérimentation, à la systématisation, à la modélisation, aux débats et à la diffusion d’études de cas et de propositions.

    Les villes représenteront 80% de la population mondiale en 2050. Elles vont structurer de plus en plus le système alimentaire mondial. L’évolution vers plus de durabilité des systèmes alimentaires passe donc par la transformation de la gouvernance alimentaire des villes et de leurs territoires. Cette nouvelle gouvernance nécessite la participation des autorités locales, des citoyens, des entreprises publiques ou privées impliquées dans l’approvisionnement, la transformation et la préparation de ces produits agricoles et de la pêche. Cela nécessite aussi une reterritorialisation d’une partie de la production agricole autour des villes, l’adoption de pratiques agricoles durables, le raccourcissement de certaines filières alimentaires. Cela passe aussi, par des changements de politiques foncières, l’établissement de politiques alimentaires et d’éducation visant différents publics (jeunes, personnes âgées, populations pauvres). Dans ce cadre, la restauration collective publique (écoles, collèges, lycées, universités, hôpitaux, administrations, prisons…) constitue un levier de changement important.

    C’est dans ce cadre que le programme « Eating City », au niveau international, doit permettre la présentation d’exemples et leur discussion, de concevoir différents modèles de gouvernance et d’aider à transformer les systèmes alimentaires urbains.

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    Risteco / Ecomeal, Almedio, Urban Foodlab
  • Un espace de débats et de propositions sur les enjeux territoriaux
    Un site généraliste multi-fonctions et des rencontres pour mutualiser les expériences et les propositions des acteurs territoriaux

    Les crises environnementale et économique ont dissipé l’illusion de la dématérialisation et d’un monde réduit à ses réseaux. Ressources naturelles, problèmes sociaux, crises politiques, prennent place dans des territoires bien réels. La résolution de ces problèmes et la mise en oeuvre d’une Grande Transition sociale et écologique passent par le territoire. Les gouvernements locaux s’organisent, les initiatives de développement locales se multiplient, les territoires se relient dans des actions de coopération originales jusqu’à faire entendre leur voix dans les négociations au niveau supranational.
    Face à l’abondance et à la diversité des acteurs et des thématiques concernés par les questions territoriales, et face à la courte durée de vie des sites disponibles, le projet CITEGO a pour ambition de proposer sur le long terme un espace de référence qui permettent à la fois de :

    • visualiser l’ensemble des thématiques territoriales et d’entrevoir les liens qui les unissent - dimension atlas conceptuel ;
    • repérer les acteurs porteurs d’expertises et de propositions sur les enjeux territoriaux - dimension portail international ;
    • proposer des textes d’analyses, de cas d’études et de propositions, structurés, indexés et en libre accès - dimensions ressources documentaires ;
    • organiser des rencontres - dimension échanges et débats.

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    Citego

    :recommandation

  • Promouvoir des modalités adaptées de gouvernance des territoires aux écosystèmes fragiles (régions littorales et de montagne) et la gestion en bien commun des ressources naturelles.
    Les écosystèmes littoraux et ceux des régions de montagne sont particulièrement menacés par les pollutions de toutes sortes et par une extraction sans précaution des ressources naturelles et des matières premières, réalisée, en particulier, par de grandes entreprises multinationales. La gestion en biens communs constitue un des moyens au service d’une gouvernance à réinventer, des ressources naturelles et de ces écosystèmes fragiles.

    Avec la globalisation économique et la course aux matières premières, la spoliation des communautés rurales et maritimes en matière d’accès et de gestion des ressources naturelles s’est accrue. Entre la privatisation des territoires et des ressources naturelles ou leur mise sous tutelle directe de l’État, la pratique de gestion en bien commun a souvent été marginalisée, déconsidérée. Cette pratique apparaît pourtant l’un des moyens de gouvernance les mieux appropriés quand quelques principes sont mis en œuvre. La reconnaissance internationale des travaux d’Elinor Örstrom, lauréate du Prix Nobel d’économie 2010 sur les « commons », a fait reconnaître des pratiques sociales marginalisées et promeut de nouvelles manières de gérer les biens communs, en particulier, les ressources naturelles des zones fragiles : montagne et littoral.

    L’appui à l’Association des Populations des Montagnes du Monde (APMM) s’inscrit dans la volonté générale de la Fondation de renouveler l’approche et la gouvernance des territoires. L’APMM constitue une alliance internationale d’acteurs unis par un même contexte, précieux détenteurs de richesses naturelles et culturelles fortes, mais fragiles tant au plan écologique que social. Ces populations sont particulièrement menacées par les extractions minières et de ressources naturelles des grandes entreprises multinationales. L’APMM est porteuse d’une charte de gestion des ressources naturelles et des territoires.

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    ADEPA, Responsible Fishing Alliance, APMM, Agrocampus Rennes

    :recommandation

  • Des propositions pour une nouvelle gouvernance mondiale
    Appui au Forum pour une Nouvelle Gouvernance Mondiale (FNGM)

    La mondialisation a atteint à la fin du 20e siècle et au début du 21ème un seuil critique où les divers phénomènes qui définissent et découlent de cette mondialisation ont complètement dépassé les compétences et les capacités des États, d’autant que ces derniers fonctionnent toujours, y compris au sein de l’Union européenne, selon le principe dit de l’« intérêt national ». Cette période est également marquée par la prise de conscience que l’industrialisation des deux derniers siècles et tous les excès qui l’ont accompagnée, ont abouti à une étape critique de l’histoire où l’être humain est non seulement susceptible de s’autodétruire en tant qu’espèce, mais il est également susceptible de détruire sa planète. Or nous ne disposons pas de systèmes de gouvernance adaptés à ces problèmes. Ni le G8/G20, ni les conférences internationales sur le climat ne parviennent à faire émerger des règles communes.

    Quelle que soit la solution adoptée, elle passera nécessairement par un abandon de souveraineté des États. La société civile peut néanmoins esquisser des principes nouveaux de gouvernance qui assureraient efficacité et légitimité. Elle peut les promouvoir, pays par pays, tout autant qu’à l’occasion de sommets internationaux. C’est à quoi s’attache la fondation en favorisant l’élaboration et le portage de propositions pour une gouvernance mondiale plus juste et plus soutenable.

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    FnGM

    :recommandation

  • Pour une gouvernance mondiale de l’agriculture
    De la Politique agricole européenne aux politiques internationales

    Après des décennies d’excédents alimentaires, le monde a renoué, avec stupeur, avec des prix élevés des denrées agricoles, liés tant à une baisse des stocks qu’à une hausse du prix de l’énergie qui renchérit la production. Cette hausse des prix frappe de plein fouet les populations urbaines pauvres et précarisées. Mais elle frappe aussi certaines populations paysannes qui, s’étant spécialisées dans les cultures d’exportation, dépendent pour leur alimentation des importations. Cette misère provoque des émeutes. A ces problèmes sociaux s’ajoutent désormais des problèmes environnementaux structurels : changement climatique, dégradation des sols et de la biodiversité.

    Compte-tenu du rôle historique de l’Europe, et sans ignorer le niveau international, la FPH a fait le choix de soutenir d’abord des acteurs européens – environnementalistes, ruralistes, agriculteurs, … - dans le débat en cours sur la politique agricole commune, en considérant que la voix des Européens ne serait crédible que si elle développe une politique agricole et alimentaire responsable. Dans le même temps elle encourage ces acteurs européens à se mettre en lien avec d’autres régions du monde - États-Unis, Chine, Amérique latine - en vue de créer un minimum de consensus sur des principes de régulation, au moins au sein des réseaux de la société civile. A charge pour eux de mener un plaidoyer au niveau de leurs gouvernements nationaux.

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    ARC 2020, Groupe de Bruges

    :recommandation

Éthique et responsabilité
  • Construire un monde de responsabilités pour le 21ème siècle

    L’éthique est, à côté de la révolution de la gouvernance et de l’invention des modalités d’une société durable, une des trois évolutions majeures à conduire. Dans un système mondialisé où les interdépendances entre les êtres humains, entre les sociétés et avec la biosphère ont changé d’échelle, d’ampleur et même de nature, il n’y a pas d’avenir de l’humanité sans accord à tous les niveaux possibles sur les conditions du « vivre ensemble ». Au-delà des questions d’éthique ou de valeurs personnelles qui relèvent de la sphère culturelle, religieuse ou privée, la clé de voûte d’un monde responsable réside dans la capacité à identifier, construire et sécuriser des systèmes sociaux et politiques de co-responsabilité dans lesquels on sait qui est responsable de quoi et devant qui.

    L’enjeu consiste alors à trouver les bons leviers pour établir et diffuser ces cultures et pratiques de co-responsabilité. A partir de dix années de travaux et cheminements, la fondation a identifié trois espaces principaux où agir en priorité : les jeunes, les réseaux socio-professionnels et le droit international. Avec les jeunes, nous sommes en demeure de penser le monde de demain en posant les questions essentielles de l’éducation, de la citoyenneté et de la prise de conscience des changements systémiques. Avec les réseaux socio-professionnels, nous évoluons dans des enjeux de production collective de règles, de normes, de codes qui définissent les responsabilités de chaque acteur dans ses propres pratiques professionnelles mais aussi et surtout par rapport à des communautés humaines qui se reconnaissent des droits communs face à ces groupes d’acteurs (droit à la ville, droit d’être informé, protégé…). Enfin l’avènement d’un droit international de la co-responsabilité nous paraît nécessaire pour dépasser, au regard de l’interdépendance des crises, les intérêts particuliers des États et sortir d’une gouvernance mondiale paralysée par le chantage du consensus.

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    Globethics
    Forum Éthique & Responsabilités

    :recommandation

Société durable
  • Gestion mutualiste de la biodiversité domestique
    et nouvelle gouvernance du vivant

    Personne ne souhaite détruire la biodiversité. Et pourtant, c’est un fait incontesté, qu’elle soit domestique ou naturelle, la biodiversité décroît dangereusement. Il faut remonter à la disparition des dinosaures pour retrouver un phénomène de cette ampleur. Les écologues parlent de « 6ème extinction ». Notre modèle de gestion du vivant est erroné. Qu’est-ce qui pose donc problème ? Nous avons appliqué à la gestion des organismes vivants les méthodes mises au point pour les produits industriels. Nous gérons les vaches et les écosystèmes comme des voitures ou des usines ! Or, le vivant requiert une gestion adaptée à sa nature : évolutive, plastique, co-adaptative. Sans une réforme profonde de la gestion du vivant, la chute de la biodiversité à laquelle nous assistons entraînera avec elle l’humanité.

    La FPH agit principalement dans le domaine limité de la biodiversité domestique : les animaux, semences et plants domestiqués par l’homme. La nécessaire réforme de la gestion du vivant y interpelle à la fois les représentations scientifiques (le tout génomique), les démarches de sélection, le statut juridique des semences et des plants, les modes de conservation et d’échange, le rôle des acteurs. La FPH a fait le choix d’appuyer les mouvements de la sélection participative. Il s’agit de mettre en réseau paysans, chercheurs, techniciens et lieux qui sont à la recherche d’approches de gestion innovantes.

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    Réseau Semences Paysannes, PEUV, Bede

    :recommandation

  • Le soutien à la création de « l’Université Internationale Terre Citoyenne »
    La fondation souhaite accroître les synergies, notamment par la création et le développement d’une Université Internationale Terre Citoyenne (UITC), en même temps plate-forme d’échanges, lieu d’initiatives et de formations des citoyens, lieu de création de connaissances nouvelles utiles à l’action des différents acteurs pour affronter les enjeux du 21 ème siècle.

    L’évolution du monde vers des modèles de société plus durables réclame le renouvellement des manières d’agir et de penser et donc, de se former. Les systèmes actuels de formation : universités, écoles, mais aussi les mouvements d’éducation populaire, ONG qui forment des étudiants, des responsables, des leaders sociaux et des citoyens doivent se réinventer. Les universités et les dispositifs de formation sont soumis à l’internationalisation du marché du savoir, à la généralisation d’internet et aux nouveaux enjeux de la formation à distance qui en résultent, à la mise en concurrence des universités.

    La fondation soutient les efforts pour créer et développer une Université Internationale Terre Citoyenne (UiTC) qui a pour ambition : i) de constituer une plateforme internationale d’échanges, ii) de développer des formations citoyennes, de leaders sociaux avec de nouveaux contenus (modules adaptés intégrant le e.learning, les formations semi-présencielles..). Le site web de l’UITC permettra de visualiser les formations proposées, les évènements réalisés, les documents et textes importants.

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    UITC

    :recommandation

  • Éducation, enseignement, formation
    Repérer les enjeux, les acteurs, les propositions

    La situation de l’enseignement dans les dernières décennies suscite un certain malaise : compétition, discrimination sociale, cloisonnement des formations, critères d’évaluation rendant difficile l’émergence de pensées et de systèmes de valeurs alternatifs, décrochage scolaire, désocialisation … Et pourtant, de nombreuses expériences sont menées, des enseignants s’impliquent, des groupes et réseaux se forment et lancent des appels pour une refonte des fondamentaux des systèmes d’enseignement.

    La crise éducative qui perdure malgré tout invite à interroger les blocages existants et à réinterroger profondément les finalités, les valeurs et les pratiques des systèmes d’enseignements. De même que le passage aux régimes socio-politiques du 19ème siècle (société industrielle & État-Nation) a impliqué un type d’école et de formation, la réussite du passage à une société durable exige d’inventer d’autres systèmes d’enseignement et de questionner notre vision de l’éducation et de la formation. Analyser les enjeux, identifier les blocages, repérer les acteurs, recenser les propositions et réfléchir à la stratégie de la fondation sur ces questions : tel est l’objectif pour 2012-2013.

    :recommandation

  • Acteurs et outils du dialogue interculturel
    Vers une plateforme de coopération sur les politiques d’intégration

    Avec l’augmentation des interdépendances, la question du dialogue interculturel, en changeant d’ampleur, a changé de nature : dans ce monde globalisé, il s’agit désormais de « faire cohabiter des personnes très différentes dans un même logement ». L’enjeu est non seulement de respecter la diversité et de prévenir le danger d’homogénéisation, mais de la combiner avec un minimum de recherche d’unité autour d’un socle de valeurs communes, nécessaire pour gérer ensemble une unique planète. Or, le modèle de société multiculturelle est désormais profondément remis en cause et l’on assiste à une montée des nationalismes et des tentations de replis identitaires.

    De nombreux programmes et publications de la fondation traitent de ces questions. Un inventaire interne et externe stratégique d’acteurs de l’interculturel, de leurs activités et de leurs propositions en termes d’intégration et de cohabitation pacifiques permettra de montrer la diversité au travers d’un portail des acteurs de l’interculturalité.

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    Double ponctuation

    :recommandation

  • Le défi d’une nouvelle ruralité
    Un œcosite dédié aux territoires ruraux en transition

    L’impasse environnementale des sociétés industrielles est désormais patent. Le concept d’empreinte écologique a popularisé la nécessité d’adapter les modes de vie aux capacités de la planète, que ce soit en termes d’énergie, de production de biomasse, de capacité à recycler les polluants. Cela étant, si les capacités de la planète ne sont pas illimitées, une bonne gestion des espaces ruraux, agricoles et forestiers, peut modifier la disponibilité des ressources. Même urbaines, les sociétés ont besoin d’une bonne gestion de leur espace rural.

    Propriétaire d’un domaine rural, la FPH a engagé à partir de 1995 une réforme de sa gestion, intégrant bonnes pratiques sociales et environnementales. Le domaine est devenu un « territoire en transition » avant que l’expression n’en soit popularisée. Dans un esprit de « faire et faire-savoir », la fondation appuie l’animation de ce lieu pour mutualiser les bonnes pratiques et développer des propositions, tant en matière de protection des sols, de l’eau, de la biodiversité, d’énergie renouvelable que d’éco-citoyenneté.

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    Centre Écodéveloppement Villarceaux

    :recommandation

  • Le développement de filières et de systèmes alimentaires durables par la conduite de processus multi-acteurs
    Tous les acteurs, des producteurs de base aux consommateurs en passant par les distributeurs, doivent dialoguer et s’associer pour faire évoluer des secteurs ou des filières vers plus de durabilité. Ceci constitue des processus multi-acteurs qui ouvrent des chemins nouveaux en matière de gouvernance de l’alimentation et des ressources naturelles.

    Même si le progrès technique et le développement des échanges ont permis, au niveau mondial, de résoudre de nombreux problèmes d’alimentation, les « systèmes alimentaires modernes » sont la cause de problèmes de grande ampleur. Avec les politiques agricoles qui y sont liées, ils ont maintenu, voire aggravé la marginalisation de centaines de millions de petits paysans qui constituent le gros bataillon des mal nourris. Ils ont introduit des nouveaux modèles alimentaires qui contribuent à la malnutrition, en particulier le développement de l’obésité et des maladies cardio-vasculaires. De plus, ces systèmes alimentaires participent, dans bien des cas, à la destruction des ressources naturelles, de la biodiversité. Des filières complexes et internationales ont été mises en place dans de nombreux secteurs de l’alimentation. Il est possible de les faire évoluer vers plus de durabilité. Cela nécessite des politiques publiques réformées mais aussi que les différents acteurs, parties prenantes de ces filières agroalimentaires, soient mobilisés à la résolution des problèmes, même si leurs intérêts immédiats semblent les opposer.

    La création d’espaces de dialogue et de régulation multi-acteurs dans des secteurs alimentaires (ex du Forum Mondial de la Banane, de l’Alliance pour des pêches responsables, de la gouvernance alimentaire des villes) ou dans des filières plus spécifiques (sucre au Brésil, filière responsable à construire dans le cas de la perche du Nil du Lac Victoria..) vise, à terme, à aboutir à l’établissement d’accords, de contrats de filières, de secteurs plus responsables et durables. Le caractère durable des filières est à préciser en testant des méthodes d’évaluation, en constituant des références chiffrées et en les mutualisant.

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    Sucre éthique
    Rongead
    Responsible Fishing Alliance
    Bananalink

    :recommandation

  • Refonder l’économie
    Le renouveau de la pensée économique face aux crises sociale et environnementale

    Les crises environnementale, financière, économique et sociale, par leur ampleur, ne laissent plus guère de doute : nos sociétés « pensent de travers » l’économie. Les théories néoconservatrices et dérégulationistes, dominantes pendant trois décennies, ont sombré au tournant du siècle dans l’instabilité qu’elles ont générée. Un vaste mouvement est en cours pour refonder l’économie, ses fondements, ses institutions, même si les forces conservatrices demeurent puissantes.

    Dans ce mouvement général de remise en question pratique et théorique de la gouvernance économique, la FPH apporte son soutien à une « initiative pour repenser l’économie » développée conjointement avec l’Institut Veblen. L’initiative pour repenser l’économie confronte les différentes théories et écoles de pensée alternative au modèle néo-conservateur, qu’il s’agisse d’économistes « hétérodoxes », de praticiens de l’économie territoriale, sociale ou solidaire. Ses axes de travail sont i) la monnaie et la finance, ii) le rôle des territoires, iii) l’organisation des échanges, iv) la régulation des biens et services, v) le rôle des agencements institutionnels, vi) les pensées & théories économiques.

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    Institut Veblen

    :recommandation

  • Les réseaux de l’économie sociale et solidaire à l’heure des réformes économiques
    Faire participer l’économie sociale et solidaire à la reconstruction d’une économie durable et responsable

    Les crises économique et écologique obligent à repenser fondamentalement l’économie. Dans ce contexte, et depuis des décennies, les entreprises et organisations de l’économie sociale et solidaire ont développé des pratiques alternatives, que ce soit en termes de services rendus ; d’organisation des entreprises ; de relations entre les entreprises, leurs clients ou leurs bénéficiaires ; de relation de l’activité économique au territoire. Dans plusieurs cas, le commerce équitable, les démarches respectueuses de l’environnement ont contribué au développement de la notion de responsabilité sociale et environnementale des entreprises. Mais à quelles conditions juridiques et politiques, ces pratiques peuvent-elles inspirer l’économie générale en la rendant plus durable et plus responsable ? Comment s’assurer que les alternatives entraînent un changement en profondeur de l’économie classique ?

    La fondation soutient les réseaux d’acteurs de l’économie sociale, solidaire ou territoriale qui, en partant de leurs expériences, formulent des propositions de réforme. Ils les portent ensuite aux niveaux local, national et international. Tout en poursuivant parfois leur propre agenda, ils utilisent les agendas politiques, qu’il s’agisse des changements de gouvernements ou des sommets régionaux ou internationaux.

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    Ecosol et le site socioeco.org
    RIPESS
    Le Labo ESS
    Pactes Locaux
    Asian Alliance for Solidarity Economy
    La BDIS

    :recommandation

  • Energie nucléaire : l’Europe en sort, l’Afrique projette d’y entrer. Pourquoi ?
    La capitalisation de 40 ans de mobilisation antinucléaire en Europe peut-elle renforcer les réseaux africains résistant à l’option atomique ?

    L’Europe est en passe de sortir de 40 ans de production d’électricité nucléaire. Certains pays l’ont décidé formellement il y a plus de 20 ans déjà, d’autres prennent cette décision maintenant et il reste encore quelques États convaincus qu’il faut continuer dans la voie atomique. Les opinions publiques ont joué un rôle capital dans les processus de sortie du nucléaire ou dans les résolutions de ne pas y souscrire. Une information complète et indépendante sur les risques sociaux et environnementaux générés par la filière atomique ainsi que sur les coûts réels de la construction, de l’exploitation, du démontage des installations et sur la gestion des déchets sur plusieurs générations a permis aux citoyens et à leurs représentants d’opter pour le renoncement à l’atome. Parallèlement, en Afrique, continent jusque là épargné, les projets de centrales nucléaires se multiplient, sous la pression des pays exportateurs de technologie nucléaire et pour poursuivre les objectifs légitimes de développement socio-économique de la région. Des résistances s’organisent à différents niveaux, comme il y a 40 ans en Europe. Elles méritent d’être renforcées car elles représentent probablement le rempart le plus efficace pour éviter que l’Afrique ne s’engage dans la voie du nucléaire, avec son cortège de risques et de coûts dissimulés.

    Ce nouveau programme a pour objectif de capitaliser les expériences et de fédérer les réseaux européens de résistance à l’atome et de sortie du nucléaire, en vue de renforcer les acteurs africains qui se mobilisent sur ces causes. Cet appui en ressources documentaires et méthodologiques vise à favoriser un plaidoyer commun au niveau international : les acteurs occidentaux pouvant faire pression sur les promoteurs du nucléaire ou les bailleurs de fonds, et les acteurs du sud pouvant interpeller leurs décideurs politiques avec des arguments fondés sur des cas réels.

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  • Pour une régulation des transnationales
    Veille citoyenne et développement d’outils juridiques

    Si les auteurs de crimes les plus graves (crimes de guerre, crime contre l’humanité ou génocides) peuvent être traduits en justice depuis la mise sur pied de la Cour Pénale internationale (CPI), les entreprises multinationales exploitant des législations ou des états défaillants, peuvent porter la responsabilité de ravages écologiques et humains en toute impunité soit directement, soit au travers de leurs filiales ou de leurs sous-traitants.

    La notion de responsabilité sociétale des entreprises ou RSE, qui a explosé ces dernières années, est un levier pour imposer une adaptation du droit des affaires. Les entreprises transnationales ont désormais pleinement conscience de l’enjeu que constitue la RSE, que ce soit pour des raisons d’image, de gestion du risque juridique ou encore pour des raisons purement commerciales. Cependant la récente prolifération de normes volontaires en matière de RSE, aussi encourageante soit elle, ne s’est pas traduite par une diminution des atteintes aux droits de l’homme et à l’environnement, du fait de l’absence de systèmes de régulation. Il s’agit donc de développer à la fois une veille citoyenne sur les pratiques sociales et environnementales des grandes entreprises et un plaidoyer pour favoriser la mise en œuvre de mesures permettant de s’assurer que les engagements éthiques pris par les entreprises transnationales leur soient juridiquement opposables en cas de violation des droits humains et environnementaux.

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    Sherpa Alter-médias

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    Transport maritime, danger public et bien mondial

    Commerce international et développement durable

    L’Entreprise au-delà du profit ?

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    Réguler les entreprises transnationales
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    Le pouvoir des entreprises transnationales - Coredem
  • Promouvoir une nouvelle gouvernance des ressources halieutiques et soutenir la construction d’un « Forum mondial multi-acteurs » de la pêche artisanale
    Soutien d’activités intégrant la gestion et la préservation du plancton au niveau mondial. Construction d’un forum mondial associant aussi bien les organisations de pêcheurs que les entreprises de transformation et de distribution.

    Les ressources halieutiques sont gravement menacées au niveau mondial par la surpêche, les pollutions, le changement climatique. C’est le cas en particulier du plancton, présent dans les eaux douces, les eaux saumâtres et la mer. Il constitue un élément fondamental de la chaîne alimentaire marine. Il contribue pour près de la moitié de la production de l’oxygène de la planète et représente 90 % de la biomasse présente dans les mers. A l’heure actuelle, il n’existe pas de gouvernance de la gestion du plancton au niveau mondial. Il est nécessaire de l’inventer. La gouvernance plus globale des ressources halieutiques est aussi à réformer. Au niveau mondial, le secteur de la pêche artisanale souffre de l’hégémonie de la pêche industrielle qui constitue un des éléments majeurs de la détérioration des ressources halieutiques.

    C’est la raison pour laquelle la construction d’un « forum mondial multi-acteurs de la pêche artisanale », associant des acteurs sociaux et économiques variés, permettra de distinguer ces produits, de valoriser les pratiques durables, de promouvoir le label de pêches artisanales responsables. Ce « forum mondial multi-acteurs de la pêche artisanale » pourra constituer un espace de dialogue, une source d’expression et de validation de consensus, de propositions au niveau international. Ceci lui conférera beaucoup de légitimité. Il renforcera la situation des pêcheurs artisanaux.

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    ADEPA
    Responsible Fishing Alliance

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  • Construire un agenda international post Rio + 20 et une coalition d’acteurs sur la Grande Transition

    Quels que soient les résultats officiels obtenus au Sommet de la Terre à Rio en juin 2012, la mobilisation de la société civile aura été sans précédent pour peser sur le processus intergouvernemental et proposer une réflexion critique sur le concept de « développement durable » adopté à Rio, vingt ans auparavant, en 1992. Refusant la réduction de l’agenda onusien de Rio+20 à des discussions techniques sur l’« économie verte » ou la « gouvernance environnementale mondiale », de nombreux acteurs, de par le monde, se retrouvent sur le besoin d’un nouveau paradigme, sur l’idée d’un changement systémique, sur la transformation de nos civilisations comme réponse à l’interdépendance mondiale des crises économique, écologique, sociale et politique. Les initiatives qui en découlent convergent également sur la volonté de renforcer le rôle de la société civile et des territoires dans les espaces internationaux de débat et de décision mais restent naturellement plurielles dans leurs expressions, leurs priorités et propositions. Elles constituent toutefois le terreau commun de la « Grande Transition » dont les contours sont définis par : la priorité donnée aux urgences écologiques (climat, biodiversité, ressource naturelles), l’affirmation des interdépendances, le rôle central des citoyens et de la société civile dans les processus de mutation, la transformation culturelle des concepts occidentaux de développement et de croissance…

    Si tout laisse à penser que Rio+20 ne sera pas un aboutissement mais le point de départ d’un chemin nouveau, la question est maintenant de savoir vers quels buts cheminer, avec qui et selon quelles étapes. L’enjeu principal de Rio+20 est donc dans la capacité des différents acteurs de la société civile de construire sur le long terme un agenda dont la Grande Transition, c’est-à-dire les changements systémiques nécessaires, serait le référentiel commun. Il s’agit de :

    • i) favoriser les échanges, l’approfondissement des propositions pour produire un nouveau projet de société mobilisateur ;
    • ii) encourager les alliances durables entre les parties prenantes de la Grande Transition (théoriciens, vulgarisateurs, innovateurs et réformateurs) ;
    • iii) et d’appuyer la diffusion de leurs initiatives au niveau de la société civile tout comme le portage de leurs propositions au niveau des régulateurs et des décideurs.

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    Tellus Institute
    Smart CSOs
    4D
    PPP
    ATD Quart-Monde

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