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En 2015-2025, dans la continuité de la période précédente, l’action de la FPH s’organise au sein de quatre grands programmes centrés sur :

  • la question des modes de vie et d’organisation socio-économique dans une perspective post-consumériste : Transition vers des sociétés durables  ;
  • la question des coopérations régionales dans un monde multipolaire et celle de la gouvernance légitime, nécessaire pour entraîner l’adhésion des populations : Gouvernance légitime et coopérations régionales  ;
  • la question de la responsabilité des acteurs vue sous un angle avant tout socio-professionnel : Responsabilité et éthique  ;
  • la question des moyens de diffusion et de structuration de l’information pour un changement de société : Méthodes et outils pour l’information et la diffusion des idées.
Transition vers des sociétés durables Programmes
Biens et services
  • Maîtrise sociale de l’innovation technique
    Inscrire le développement technologique dans un projet de société solidaire et équitable

    Dans une vision positiviste, l’innovation technique est indissociable des sociétés humaines. Elle est aujourd’hui au cœur du monde moderne en affirmant son pouvoir de moteur de l’économie et de créateur de bien-être. Contre cette lecture linéaire, d’autres acteurs, plus marginaux, défendent une approche plus complexe et intègrent l’innovation technique dans un contexte socio-économique et historique au sein duquel plusieurs forces ‒juridiques, humaines, politiques, financières, etc.‒ interfèrent. Ils soulignent également l’existence d’impacts négatifs de certaines techniques, tant en termes d’environnement que de société. On peut considérer que trois grands courants idéologiques se distinguent : le puissant courant technophile et peu sensible aux conséquences négatives de la technique, un deuxième courant qui soutient l’idée d’une régulation a posteriori de l’innovation, et un troisième courant, d’acteurs qui souhaitent inscrire le développement technologique dans un projet de société solidaire et équitable. Il ne s’agit pas d’être «  pour  » ou «  contre  » les technologies, mais de se poser les vraies questions du choix : Quelle/s innovation/s pour quel projet de société  ? À qui sert l’innovation  ? Qui utilise l’innovation  ? Quel impact produit-elle sur l’organisation de la société et sur l’environnement  ?
    La fondation a décidé de soutenir les veilles citoyennes qui contribuent à construire le débat démocratique sur la maîtrise de l’innovation technique.

    Réseau

    Inf OGM, Stop OGM

    Recommandation de lecture

  • Biodiversité domestique
    Appui à la gestion mutualiste des plantes – pour un nouveau cadre législatif et une transition vers l’agro-écologie

    La protection et le développement de la diversité des semences(*) paysannes est un facteur important pour garantir une alimentation saine, développer des cultures résilientes aux effets du changement climatique et s’opposer à la tentation d’accaparement du vivant par les multinationales semencières. Une gestion mutualiste de la biodiversité des plantes permet leur préservation et redéveloppement, nécessaires pour une transition vers une agriculture durable.
    La fondation a une longue expérience de pratique, d’expertise et de soutien au plaidoyer sur le sujet. Son soutien va à la société civile qui porte un plaidoyer pour une réforme du cadre législatif en France et en Europe pour faire reconnaître la gestion mutualiste. Elle soutient également le développement de la sélection participative.

    (*) le terme «  semence  » désigne tous les organes de reproduction des végétaux comme les graines, plants, boutures, greffons, etc. (Réseau Semences Paysannes).

    Réseau

    Réseau Semences Paysannes, PEUV, Bede

    Recommandation de lecture

  • Gouvernance du foncier, des ressources naturelles, des territoires, du local au mondial

    L’accaparement des terres et des ressources naturelles, à grande échelle, réalisé par des intérêts publics ou privés (États, multinationales) expose l’humanité à un risque majeur. Que ce soit pour proroger un modèle d’agriculture industrielle et productiviste et garantir l’approvisionnement agricole de certains pays (agrocarburant, agriculture de rente), pour mener à bien des grands projets d’infrastructure ou d’exploitation des ressources naturelles (mines, barrages), pour assurer leur sécurité alimentaire ou tout simplement pour spéculer sur la terre dans un contexte de crise financière mondiale. Ces accaparements touchent et marginalisent les populations les plus pauvres et dégradent l’environnement et les ressources naturelles. La disparition de la biodiversité végétale et animale, la pollution et la contamination des eaux et du sol sont autant de conséquences qui confèrent un caractère irréversible au phénomène d’accaparement des ressources et de mise en place d’activités extractives à grande échelle. Au-delà de la privatisation des ressources, c’est tout un système de droit traditionnel de gestion, d’usage et d’occupation de la terre et de la mer qui est remis en cause. Les équilibres sociaux et écologiques sont brisés et la crise de gouvernance des ressources naturelles qui se joue à l’heure actuelle, démontre que les instances gouvernementales et les institutions internationales ne sont pas à la hauteur. Dès lors, les apports de la société civile sont indispensables.
    La fondation soutient des espaces d’échanges et de systématisation au niveau international ainsi que des acteurs qui luttent contre l’accaparement et inventent de nouvelles formes de gouvernance du foncier et des ressources naturelles.

    Réseau

    Agter, Terre de liens

    Recommandation de lecture

  • Transport, hypermobilité, tourisme

    Les transports représentent environ un tiers des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, mais ce chiffre cache d’importantes disparités. Et pour cause, les pauvres continuent de très peu se déplacer, mais l’enrichissement va de pair avec l’adoption des modes de vie des pays industrialisés. Dans les pays de l’OCDE, le secteur des transports représente souvent le premier secteur d’émission, les voitures individuelles contribuant à elles seules aux deux tiers des émissions liées au transport. On assiste logiquement dans les pays émergents à une croissance exponentielle du poids des transports. C’est qu’il existe peu de substitut à la mobilité. Si l’on peut améliorer l’isolement des maisons, repenser la ville, diminuer sans trop d’efforts sa consommation de viande ou de minerai, il n’existe qu’une solution pour réduire l’impact de l’hypermobilité : réduire la mobilité elle-même.
    C’est un point aveugle pour la fondation qui peine à résoudre la contradiction entre des ambitions de relations internationales et un principe de responsabilité étendue qui veut que l’on soit responsable de ses actes à proportion de son impact, de ses connaissances et de ses moyens. Globalement, il est proposé de conduire une démarche exploratoire en deux axes : i) un axe de mise en conformité, visant à développer de nouvelles pratiques de son activité professionnelle améliorant son empreinte écologique, notamment en réduisant le nombre de voyages, en espaçant les rencontres, en les rendant plus longues et en utilisant de préférence les modes de déplacement les moins impactants (bateau, bus)  ; ii) un axe externe, visant à faire remonter cette préoccupation dans l’agenda, afin que cela soit mieux pris en compte par les autorités publiques, les entreprises et, au-delà, par l’ensemble de la société civile.

  • Transition des systèmes énergétiques
    Démarche exploratoire en vue d’améliorer la connaissance du contexte global de gouvernance de l’énergie

    Depuis la révolution industrielle, la consommation d’énergie par l’homme n’a cessé de croître. Ce haut niveau de consommation est la clef de voûte, tant de l’économie que de l’organisation sociale et spatiale de nos modes de vie. Or, les contraintes climatiques et les risques écosystémiques du nucléaire contraignent à envisager un tournant énergétique sans précédent dans l’histoire. Pour ce faire, il faut agir sur trois facteurs, par ordre d’importance : la sobriété énergétique, l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables. Pour y parvenir, l’engagement des citoyens et le développement de politiques publiques cohérentes, volontaristes et intégrées sont plus que jamais nécessaires.
    La fondation se propose d’appuyer progressivement : i) la modélisation et la production d’argumentaires technico-économiques, montrant non seulement la faisabilité mais aussi l’intérêt d’une diminution drastique des consommations d’énergie. ii) les mouvements conduisant un lobbying/plaidoyer pour un nouveau régime de gouvernance de l’énergie.

Territoires et filières
  • Les réseaux d’habitants, acteurs de la transition dans les villes

    L’urbanisation est un phénomène massif en ce début de xxie siècle. Elle modifie en profondeur les rapports sociaux et le statut des «  habitants  », terme générique utilisé par les mouvements du droit à la ville et du droit au logement pour décrire les citoyens «  urbanisés  ». En plus de l’enjeu de la cohésion sociale, il s’agit de garantir conjointement le respect des droits humains dans la ville et la participation active des citoyens à la gouvernance locale. Si l’urbanisation est aujourd’hui un phénomène global lié aux marchés mondiaux, l’aménagement du territoire et les politiques de logement sont du ressort des autorités nationales ou locales. Il s’agit donc d’une part de comprendre, à partir du local, les processus globaux à l’œuvre et d’autre part, de mettre en place, à diverses échelles, des dispositifs de résistances et d’alternatives capables de faire la ville avec les habitants…
    La fondation soutient les réseaux d’habitants, pour renforcer leur voix dans les rencontres internationales, leur permettre de dénoncer les travers de processus d’urbanisation autoritaires qui accentuent les inégalités sociales et les encourager à formuler des propositions pour faire les villes autrement. Trans-localistes par essence, les réseaux d’habitants représentent des alliances d’acteurs engagés localement, porteurs d’une mosaïque d’expériences concrètes à partir de laquelle peuvent émerger des propositions pour changer les règles du jeu à toutes les échelles, du local au global.

    Réseau

    AIH
    Habitat et Participation
    CERPAC
    RITIMO

    Recommandation de lecture

  • Développer des filières alimentaires durables

    Le système alimentaire actuel, élaboré pour pallier les famines et assurer la sécurité alimentaire des pays, véhicule des externalités négatives et sa durabilité est remise en question : il contribue à l’épuisement des ressources naturelles, est énergivore, détruit les agricultures paysannes et les emplois agricoles et ruraux, crée un déséquilibre dans la répartition de la valeur ajoutée au profit des grandes entreprises agricoles et de la grande distribution, participe aux problèmes d’obésité et aux maladies d’origine alimentaire, fait disparaître le patrimoine culinaire régional, délocalise les activités de transformation des produits pour jouer l’avantage comparatif. Les systèmes alimentaires doivent évoluer pour assurer durablement l’alimentation des populations. Une des voies possibles est l’approche par les filières ou par secteur de production, dans le cadre de démarches multi-acteurs qui peuvent permettre d’associer un ensemble d’acteurs à un niveau national ou international, dans un processus de changement. Il est nécessaire de prendre appui sur les régulations privées existantes (labels variés), mais aussi d’avancer dans la mise en place de régulations publiques nationales et internationales adaptées de ces filières. Il est aussi nécessaire de lutter contre la concentration des filières alimentaires. Ceci réclame un travail d’analyse et d’avancées politiques au niveau national comme international.
    La fondation appuie la mise en réseau en vue de l’échange et du plaidoyer d’acteurs engagés dans la conception de filières alimentaires durables.

    Réseau

    Sucre éthique
    Rongead
    Responsible Fishing Alliance
    Bananalink

    Recommandation de lecture

  • Soutenir le développement, au niveau international, d’une nouvelle gouvernance alimentaire des villes et de leurs territoires

    Les villes abriteront 80 % de la population mondiale en 2050. Une évolution vers plus de durabilité des systèmes alimentaires au niveau international nécessite donc la transformation de la gouvernance de l’alimentation des villes et de leurs territoires. Celle-ci requiert la participation des autorités locales, des citoyens, des entreprises publiques ou privées impliquées dans l’approvisionnement, la transformation, la préparation et la distribution des produits alimentaires issus de l’agriculture et du secteur de la pêche. Cela passe aussi par une reterritorialisation d’une partie de la production agricole autour des villes, l’adoption de pratiques agricoles durables, le raccourcissement de certaines filières alimentaires. Cette transformation doit s’accompagner de la mise en place de politiques alimentaires locales qui doivent se décliner selon différents volets : foncier, alimentaire et éducation, visant différents publics (jeunes, personnes âgées, populations pauvres), la réduction et le traitement/recyclage des déchets alimentaires. La restauration collective publique (écoles, collèges, lycées, universités, hôpitaux, administrations, prisons…) constitue un levier de changement important.
    La fondation désire favoriser le développement de ces pratiques de gouvernance alimentaire locale dans les différents continents mais aussi leur intégration dans des dispositifs politiques nationaux et internationaux.

  • Promouvoir une politique rurale européenne
    Travailler à la transition dans les pratiques ainsi qu’au niveau politique

    Crises et scandales alimentaires, concentration de l’agro-alimentaire, spéculation sur les terres, exode rural… autant de défis qui prouvent le besoin de transition vers des territoires ruraux et agricoles durables. Un développement rural durable et sa gestion intégrée constituent des points de passage obligés pour parvenir à des modèles de vie rurale, d’agriculture et d’alimentation respectueux de l’environnement.
    La fondation développe une activité en Europe sur deux axes : l’émergence d’une politique rurale européenne et, en attendant, la défense du modèle de l’agro-écologie paysanne(*) comme modèle le mieux à même de garantir la multifonctionnalité des territoires au sein de la politique agricole et rurale actuelle. Elle soutient la mise en réseau d’acteurs de la société civile, de la recherche, les bonnes pratiques du développement rural durable et intégré et le plaidoyer en vue d’infléchir les politiques publiques.

    (*) le terme d’agro-écologie paysanne renvoie à un modèle d’agriculture biologique paysanne suivant un cahier des charges précis et exigeant, s’inscrivant dans le territoire et comprenant un changement social.

  • Les villes et territoires locaux, acteurs de la transition

    Depuis 2008 et pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la population mondiale est majoritairement urbaine. Cette urbanisation du monde, aussi fascinante qu’inquiétante, mobilise de plus en plus d’acteurs qui se consacrent à l’étude et à la transformation des villes. De nombreux projets reposent d’une part sur l’affirmation du caractère irréversible de ce phénomène, et d’autre part sur des solutions avant tout techniques. En réaction à ce modèle insoutenable, des lignes de plus en plus claires se dessinent pour caractériser le concept de ville et territoire durables. Certaines alternatives sont initiées et portées par des citoyens, des communautés ou des organisations de la société civile, d’autres par des collectivités, des villes, des régions ou cantons. Dans un cas comme dans l’autre, les pouvoirs locaux ont un rôle important à jouer car ils permettent d’inscrire ces initiatives dans le cadre légal et politique, de les soumettre au débat public et démocratique et peuvent permettre de relier entre eux les acteurs porteurs d’initiatives.
    La fondation souhaite faciliter la mutualisation et le partage des expériences menées dans les différentes sphères géographiques et culturelles, favoriser les échanges entre chercheurs et praticiens et permettre la diffusion de nouveaux modes de développement des villes et territoires locaux.

    Réseau

    Citego

    Recommandation de lecture

  • Territoires de montagne

    800 millions de personnes vivent actuellement dans les montagnes. Espaces souvent périphériques et marginalisés, ceux-ci sont occupés par les civilisations et ethnies repoussées par les processus de colonisation et de formation des États nation. Les montagnes qui souvent font frontière, sont des zones géographiques stratégiques pour les pays et les grandes entreprises. C’est aussi en montagne que l’on compte le plus de conflits et de guerres sur la planète. Les montagnes sont les châteaux d’eau, d’immenses réserves d’espace naturel, de forêts, de biodiversité. Elles apportent l’eau aux sociétés en aval qui en dépendent (Himalaya et les immenses populations de l’Inde, de la Chine…) et elles fournissent l’électricité, l’eau potable des métropoles, l’eau d’irrigation pour l’agriculture industrielle et elles abondent en ressources naturelles en concentrant les activités minières.
    Les populations et peuples de montagne, souvent des communautés dont la culture est très liée à cette nature rude, subissent le modèle de globalisation économique :

    • accaparement des ressources naturelles et spoliation des communautés du fait des activités extractives (eau, terres, mines, grands barrages, tourisme de masse) ;
    • exode, perte des cultures et de la mise en valeur de la diversité des territoires, pauvreté rurale et marginalisation des populations dans des zones grises favorisant les conflits et les guerres.
    • changement climatique avec un réchauffement deux fois plus élevé en zone de montagne et la perte irrémédiable des réserves d’eau que constituent les glaciers à l’échelle de la planète.
      Elles risquent de voir leur apport réduit aux «  services éco-systémiques  » (eau, biodiversité, nature, minerai dont a besoin le modèle de développement global) intégrés dans de nouveaux types de marchés financiers  ; ce qui exclurait encore davantage ces populations de leurs propres cultures et de la maîtrise de leur développement.
      La structuration des mouvements de montagnards aussi bien au niveau local, national qu’international et leur mise en réseau avec d’autres organisations engagées dans le processus de transition des sociétés, constituent des objectifs incontournables pour défendre ces territoires souvent isolés et obtenir une meilleure reconnaissance du poids politique et culturel de leurs populations.
      Dans cette perspective, la fondation soutient des organisations et mouvements des populations de montagne afin de favoriser leur structuration, leur expression locale, nationale et surtout internationale et leur capacité à participer à la transformation de ces réalités.

    Réseau

    APMM

Économie post-consumériste
  • ESS formes sociales de l’économie
    Alternatives locales et vision globale pour une autre économie

    En réaction à une organisation du travail à caractère aliénant et désocialisant, le souhait d’une économie plus juste et plus solidaire est depuis longtemps l’objet d’une recherche d’innovation intense : coopératives, associations et désormais entreprises sans but lucratif ou entreprises sociales tentent de se développer pour offrir des alternatives. Ces divers acteurs nourrissent des réflexions critiques sur l’économie et constituent une authentique force sociale qui structure souvent des alternatives locales et sectorielles. Différentes approches existent au sein du secteur (plus sociales ou plus solidaires  ? l’ESS comme La voie ou comme une voie pour l’avenir  ? de quelle façon peser sur les politiques publiques  ?) et tout un travail autour d’une vision globale de l’économie (macroéconomie, monnaie, fiscalité etc.) reste à mener.
    Parmi une panoplie de possibilités de soutien à ce secteur, la fondation a opté depuis 2010 pour la structuration et le renforcement des réseaux de l’ESS aux niveaux français, européen et intercontinental.

    Réseau

    Ecosol et le site socioeco.org
    RIPESS
    Le Labo ESS
    Pactes Locaux
    Asian Alliance for Solidarity Economy
    La BDIS

    Recommandation de lecture

  • La renaissance des communs

    Ces dernières années ont vu les communs (ou biens communs) devenir un axe structurant des théories et projets de transition écologique, sociale et citoyenne. L’émergence et la montée en puissance de cette notion ouvre des perspectives pour penser et entreprendre les transformations systémiques. Outre les ressources naturelles, l’approche par les communs permet de repenser la production et la gestion de différents biens (culture, énergie, logement, etc.) et leur réappropriation collective par des citoyens organisés, au-delà de la dichotomie traditionnelle Etat/marché. Au carrefour du social, de l’environnemental et de l’économique, les communs constituent un vecteur de changement culturel pour renouveler notre vision du vivre-ensemble et du développement.
    Pour renforcer cette dynamique, la fondation appuie des actions visant à :

    • enrichir et consolider la réflexion sur la notion de communs et notamment les régimes de propriété et de production/rétribution  ;
    • mobiliser les personnes et les organisations acteurs de la transition afin de leur permettre d’intégrer cette notion dans la grammaire de leur action  ;
    • appuyer l’émergence de stratégies convergentes entre les acteurs et familles d’acteurs en vue de développer la place des communs dans les actions et les politiques publiques du local (villes, territoires) au mondial (gouvernance des communs globaux).

    Recommandation de lecture

  • Responsabilité des jeunes pour la transition en Europe
    Soutenir des synergies entre acteurs de l’éducation au développement durable et à l’environnement auprès du public «  jeune  » en Europe.

    Les jeunes et les générations futures sont reconnus comme des acteurs incontournables de la transition vers des sociétés soutenables. Ils ont un rôle particulier dans la réflexion et le passage aux actes de comportements éco-responsables.
    La fondation appuie une dynamique européenne destinée à accompagner les jeunes par un travail de sensibilisation, d’éducation à l’environnement et au développement durable. Il s’agit tout à la fois de donner des perspectives aux jeunes, de dialoguer avec les responsables politiques à toutes les échelles de gouvernance et d’influencer l’enseignement scolaire afin de former des éco-citoyens responsables.

    Réseau

    Monde Pluriel

    Recommandation de lecture

  • Agir, penser et se former afin de créer des dynamiques de changement systémique des sociétés
    Créer des synergies entre universités, éducation populaire, mouvements sociaux et société civile afin de créer de nouvelles connaissances et des dynamiques d’action/formation/recherche transformatrices des sociétés et des individus.

    La Fondation, une partie de l’opinion publique et des organisations de la société civile internationale considèrent que le modèle de développement hégémonique actuel mène l’humanité à sa perte. Il apparaît donc nécessaire de réaliser des changements systémiques et que puissent se transformer, au niveau collectif mais aussi individuel, les modes de pensée, de production, de consommation et de vie et cela aussi bien dans les pays riches que dans les pays les plus défavorisés.
    Une question centrale se pose alors à l’ensemble de l’humanité : comment pouvons-nous créer les conditions de changements profonds nécessaires dans les sociétés et non simplement des changements en surface, en impliquant les populations, le maximum d’organisations et d’institutions  ?
    Dans ce contexte, la fondation soutient des processus de valorisation, de synergie, de démultiplication de démarches d’actions et de formations les plus porteuses de ces transformations. Elle cherche à renforcer les synergies entre universités, acteurs de l’éducation populaire, mouvements sociaux et société civile pour créer des connaissances utiles à l’action et des formations transformatrices. Les changements systémiques requièrent d’aborder les thèmes suivants : l’approche de la complexité des situations, la conduite de processus multi-acteurs, la transformation positive des conflits, le dialogue interprofessionnel et interdisciplinaire, les approches sensibles et éthiques.

    Réseau

    UITC

    Recommandation de lecture

  • Narratif de la transition

    Affronter les crises écologiques et sociales globales d’aujourd’hui nécessite une transformation culturelle en rupture avec le modèle dominant du consumérisme et de l’homo economicus et se réorientant vers une culture du bien-être relationnel, de la simplicité et de la solidarité mondiale. La résistance à ce changement ne vient donc pas seulement des forces politiques conservatrices, qu’elles soient économiques ou politiques, mais également de la fraction de la population minoritaire au niveau mondial déjà engagée dans le consumérisme, et ce d’autant plus que son niveau de consommation sert de modèle et d’attracteur pour le reste de la population tant dans les pays industrialisés – ou il convient de rappeler qu’une majorité de la population a un pouvoir d’achat extrêmement limité – comme dans les pays en voie d’industrialisation. Il sera difficile de demander aux masses pauvres du globe un effort supplémentaire si les classes consuméristes ne réforme pas leur mode de vie. Changer en profondeur ses habitudes de vie, et surtout son style de vie et son rapport à la société ne pourra se satisfaire de la contrainte de la loi et de mesures punitives ou incitatives. Un tel changement, pour être pacifique, requiert de reformuler des valeurs qui font sens et système et de redéfinir ce qu’est la vie bonne et une éthique collective correspondante.
    Pour y parvenir, le «  monde nouveau  » (société post-pétrole, post-croissance, post-consumériste…) doit faire sens. C’est pourquoi la transition comme toutes les transitions historiques qui l’a précédé a besoin d’un récit fédérateur qui donne un sens – à la fois signification et direction - commun aux individus qui sont appelés à la réaliser. Récit appelé à se substituer au récit prométhéen fondateur de l’ère industrielle moderne.

  • Réforme de la pensée socio-économique
    Le nécessaire changement systémique du modèle économique

    Le modèle économique productiviste, industriel et consumériste - particulièrement dans une période de dérégulation financière - est directement remis en cause par les crises écologiques et sociales auxquelles il contribue puissamment. Face à l’accélération des dérèglements, à l’inefficacité des négociations intergouvernementales, un nombre croissant d’acteurs convergent pour reconnaître l’absolue nécessité d’un changement systémique qui affectera : la culture consumériste, le système financier, l’organisation de la production et l’organisation même de l’action publique et la gouvernance des biens et des services. Ce mouvement a pris le nom de transition écologique et sociale. Une Grande Transition faisant écho à la grande Transformation évoquée par Karl Polanyi (1886-1964) pour désigner l’apparition du modèle industriel capitaliste au cours du xxie siècle.
    Si des acteurs et actions locales ‒ commoneurs, transitionneurs, objecteurs de croissance ‒ multiplient les îlots et solutions alternatives esquissant un nouveau modèle de société, la grande Transition n’est pas encore dotée d’une pensée macroéconomique structurée, ni d’ailleurs d’une pensée renouvelée sur l’action publique. Faute de disposer d’une théorie de la gouvernance macroéconomique, les initiatives locales peineront à faire système et à s’imposer, laissant le système actuel se perpétuer jusqu’au chaos.
    En appuyant une «  Réforme de la pensée économique  », la fondation souhaite contribuer à l’élaboration d’une théorie macroéconomique de la transition avec et pour les acteurs locaux.

    Réseau

    Institut Veblen

    Recommandation de lecture

Approches transversales
  • Relier les acteurs de la transition

    La combinaison entre changements économique, politique, anthropologique, c’est-à-dire combinant approches institutionnelles, collectives et personnelles, caractérise la transition et ses acteurs. Alors que le mouvement de la transition prend progressivement de l’ampleur comme réponse systémique possible à la double crise du modèle social redistributif et du modèle de développement extractiviste, on assiste dans le même temps à une course de vitesse au vu des informations scientifiques sur le creusement sans précédent des inégalités, la dégradation de l’environnement planétaire et «  l’événement anthropocène  ». Passer à une étape de diffusion populaire et de plaidoyer politique pour proposer des alternatives concrètes et un programme crédible opposable au système dominant – telle est l’aspiration récurrente de nombreux acteurs conscients des limites, de la petitesse et de la fragilité des niches d’innovation où la transition a déjà lieu.
    La fondation appuie, aux niveaux francophone et européen, le rapprochement des familles de la transition (acteurs locaux, coopératives, entrepreneurs sociaux et écologiques, think tanks, communautés de pairs…) pour les aider à changer d’échelle, faire système et créer des ponts entre les modalités d’action.

Gouvernance légitime et coopérations régionales dans un monde multipolaire Programmes
Coopérations régionales
  • Pour une Europe démocratique et participative
    Accompagner un processus collectif au sein de la société civile européenne - visibilité, synergies, outils, impact politique.

    L’intégration régionale européenne suit un processus inédit inscrit dans la durée. Son approfondissement, sa réussite ou son échec constituent un enjeu déterminant en terme de crédibilité des processus pacifiques d’intégration et d’organisation politique transnationale en général et de consolidation d’une société européenne pacifiée, démocratique, participative et écologique en particulier. L’évolution de l’Europe dans le sens d’une forteresse sécuritaire, enfermée dans des nationalismes et dans le consumérisme ou son effondrement, constituerait une régression dramatique.
    La fondation soutient des acteurs qui œuvrent à la constitution et au renforcement d’une Europe démocratique et légitime aux différents niveaux de gouvernance, à la participation responsable et engagée des acteurs politiques ainsi que des acteurs de la société civile à une Europe qui assume pleinement sa responsabilité dans la transition vers un monde durable.

    Réseau

    www.citizensforeurope.eu

  • Gouvernance et coopération régionale en Méditerranée
    Dépasser les inégalités et les confrontations en Méditerranée : enjeux et défis.

    La région méditerranéenne a été et est toujours un espace géopolitique de premier ordre, où plusieurs peuples, cultures et religions coexistent de manière conflictuelle. Le déclin des espoirs soulevés par le « printemps arabe  », les confrontations armées dans la région, les crises politiques et économiques en cours, détériorent la présence active des citoyens dans la sphère politique et économique. De grandes questions se posent dans la région : quel modèle de développement économique pour réduire les inégalités et répondre à la crise environnementale  ? Quel modèle de gouvernance, politique et institutionnel pour éviter le «  choc  » entre des peuples, leur culture et leur religion  ?
    La fondation appuie depuis 2008 des initiatives pour encourager les dialogues citoyens et les actions favorables à un processus d’intégration méditerranéenne. Dans le contexte actuel l’intégration régionale peut constituer un levier de sortie civilisée des inégalités socio-économiques et de conflits inter-étatiques existants. Il s’agit de poursuivre l’effort engagé pour développer des capacités d’actions citoyennes pour promouvoir l’intégration méditerranéenne fondée sur des valeurs démocratiques, de liberté, de paix, de respect de la diversité culturelle et de responsabilités environnementales.

    Réseau

    ACM

  • Gouvernance et coopération régionale en Afrique de l’ouest
    Encourager un processus interne de réflexion et de débat sur la gouvernance régionale.

    La colonisation de l’Afrique a profondément bouleversé son organisation économique, sociale et politique. La décolonisation qui a suivi a conservé l’empreinte de ce choc frontal et le continent est encore marqué dans ses structures par l’ordre colonial, qu’il s’agisse du tracé des frontières, de l’organisation administrative, de la spécialisation économique souvent limitée aux matières premières, de la faible cohérence nationale, etc. Ceci explique sa fragilité particulière dans la compétition internationale exacerbée par la mondialisation. Les pays d’Afrique de l’Ouest ont esquissé un espace de coopération essentiellement économique, la communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, tandis que l’Union africaine s’efforce de constituer un cadre de coopération général à l’échelle du continent. Ces cadres intergouvernementaux n’épuisent cependant pas les défis auxquels sont confrontés les pays en terme de gouvernance. Plus encore qu’ailleurs, se posent les questions de participation et de légitimation des décisions publiques. Qu’il s’agisse du modèle économique, de la décentralisation, des identités nationales dans le cadre d’États multiculturels, des principes de gouvernance, du rapport avec les puissances extérieures, la région est le théâtre d’une confrontation intense des modèles de gouvernance, à la mesure des fractures qui la traversent.
    La fondation soutient un réseau d’universitaires, d’hommes politiques engagés ou d’intellectuels africains, qui participent activement à ce débat, notamment en défendant des principes de décentralisation administrative, de processus plus participatifs de décision, d’une plus grande collégialité au sein des institutions et d’une plus grande coopération entre les États actuels.

    Réseau

    ARGA

    Recommandation de lecture

  • Gouvernance et coopération régionale en Mer de Chine (Chine, Vietnam)

    La modernisation éclair de la Chine et l’accession à la consommation d’une importante classe moyenne ne fait pas du modèle chinois un modèle durable. La croissance rapide de l’économie chinoise a amplifié les phénomènes de dégradations des ressources naturelles et de pollution de l’environnement. La biodiversité de la Chine est mise à mal. Les problèmes de santé de la population chinoise augmentent. La Chine est devenue le premier pays contributeur en matière d’émission de gaz à effet de serre (25% des émissions mondiales). Les conditions de travail dans les usines se sont dégradées. Le travail est répétitif, avec un rythme très soutenu et des cadences de travail de plus de 10h par jour.
    Quid de la transition sociale et écologique du modèle chinois  ? La Chine peut-elle faire évoluer son modèle sans provoquer de situation de chaos  ? Peut-elle le faire avec l’ensemble de sa population  ?
    L’enjeu est d’autant plus important que l’évolution du modèle chinois sert d’exemple à de nombreux pays. Ainsi une situation de crise écologique ou politique majeure pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l’ensemble de la planète. La Chine doit assumer sa part de responsabilité dans la gestion et le devenir de la planète. Elle doit aussi avec les autres nations de la région travailler à un avenir de paix dans un espace géopolitique marqué par des tensions réelles. .
    Les pays de l’Asie du Sud Est ont une réalité marquée par un développement industriel moins accentué qu’en Chine, par des différences entre les pays engagés dans une transition démocratique (Thaïlande, Indonésie, Philippines) et les pays sortant du communisme ou de régime encore autoritaires (Vietnam, Birmanie, Laos, Cambodge..) . Ils sont aussi touchés fortement par l’impact du changement climatique actuel et futur. Des conflits existants et potentiels, liés au dessin des frontières et à l’accès aux ressources naturelles, sont présents dans cette région. Dans certains cas, ils impliquent la Chine qui reste dans tous les cas.
    Tout en restant lucide et humble face à ces enjeux, il nous paraît important, grâce aussi aux liens noués avec des représentants de différentes sociétés civiles en Europe et dans le monde, de contribuer à cette dynamique de transition sociale/écologique et de paix dans cette région du monde. La Fondation compte favoriser le lien entre des acteurs de la transition sociale et écologique présents en Asie du Sud Est et en Chine avec leurs homologues d’autres régions du monde.

    Réseau

    FCEF

    Recommandation de lecture

  • Gouvernance et coopération régionale en Amérique latine
    Encourager un processus interne de réflexion et de débat sur la gouvernance régionale en Amérique Andine

    L’Amérique latine dans les dernières décennies s’est affirmée comme l’un des principaux laboratoires en terme de gouvernance. Cette ébullition a participé du renouvellement du débat sur la gouvernance, non seulement au niveau latino-américain mais également au niveau international. Pour autant, les États demeurent fragiles. Les narcotrafics continuent de jouer un rôle important et, dans de nombreux pays, la violence reste endémique, nécessitant parfois le recours à l’armée. L’Amérique latine parviendra-t-elle à consolider et à approfondir ses acquis en terme de bonne gouvernance et de culture administrative  ?
    Trois questions majeures dominent la question de l’avenir du continent :

    • L’articulation des échelles de gouvernance : comment va évoluer la relation entre les communes, les régions, les États et le niveau continental  ?
    • L’accession du continent à une pleine autonomie en matière de maîtrise financière. Va-t-il émerger une banque centrale d’Amérique latine et un système financier autonome largement «  dé-dollarisé  »  ?
    • Enfin, la question de sa possible intégration régionale. Un processus d’union est en cours, inspiré en partie par le processus d’union européenne. Mais de fait, le continent est divisé en plusieurs projets.
      Dans ce contexte, l’action de la fondation vise à faciliter des liens, entre acteurs latino-américains, et entre ces acteurs et leurs homologues dans d’autres régions du monde. Le choix a été fait d’une présence, limitée géographiquement mais plus dense socialement, dans l’Amérique Andine avec pour objectifs :
    • de maintenir un lien entre les Européens et le monde latino-américain en matière de gouvernance,
    • de soutenir la consolidation d’une approche pragmatique en terme de gouvernance, fondée sur l’expérience des acteurs.{{}}
Principes de gouvernance - démocratie mondiale
  • Repenser les valeurs et principes de gouvernance
    À la recherche d’un modèle post-libéral

    La gouvernance néo-conservatrice appliquée depuis la période Reagan-Thatcher a été incapable de construire un monde en paix, sans inégalité excessive. Cette pensée diffusée comme quasi unique réduit l’organisation de la société et de la politique à des simples techniques de gestion, vidant de sa substance le débat publique. Comme résultat, les citoyens et les peuples sont de plus en plus éloignés des centres de décision qui se trouvent à leur tour de plus en plus éloignés des institutions politiques démocratiques. Dans ce cadre le recours à la violence, au non-respect du droit international, à la violation des droits humains, l’intolérance et le fanatisme, s’expriment en force. La politique est de retour. Pour une bonne approche aux défis de la gouvernance, il faudra répondre aux questions suivantes : quelle société voulons-nous  ? quel système économique  ? Quels rapports de force au sein de la société  ?
    L’appui à la réflexion et la formulation de propositions sur la gouvernance, du niveau local au niveau mondial, est l’une des priorités de la FPH depuis de nombreuses années. Elle contribue au changement de paradigme dans ce domaine par l’appui à la mise en dialogue et en réseau des différentes catégories d’acteurs, histoires, cultures, disciplines et échelons de la gouvernance.

    Réseau

    www.institut-gouvernance.org

    Recommandation de lecture

  • La gouvernance mondiale – le chaînon manquant du translocalisme
    Appui au Forum pour une Démocratie Mondiale (FDM)

    L’humanité est confrontée à l’écart entre son degré d’interdépendance et l’absence de moyen adéquat pour le gérer. Ainsi, ce dont nous avons le plus besoin aujourd’hui, à savoir l’art de gouverner nos interdépendances, est en crise profonde. Crise des espaces régionaux de gouvernance et de coopération comme le montrent une Union Européenne doublement menacée par l’ultra-libéralisme et l’ultra-populisme (qui en est, en partie, la conséquence) ou encore une intégration régionale qui tarde à se structurer en Afrique ou en Amérique du Sud. Crise de la gouvernance multilatérale traditionnelle avec la marginalisation de l’ONU ou encore de l’OMC au profit de clubs géopolitiques (G7, G20, BRICS, G77…) construits sur le ressentiment Sud/Nord ou sur la préservation d’intérêts bilatéraux mais aussi de rapports de force asymétriques dans le cas des traités commerciaux. Crise enfin des conférences et protocoles de bonne gestion de la «  maison commune  » comme en témoignent les piétinements des négociations internationales sur le climat, l’environnement, la lutte contre les paradis fiscaux ou le nucléaire. Cependant des leviers de changement existent avec des forces progressistes au sein de la société civile engagée, des cercles intellectuels, des partis politiques, des institutions internationales actuelles. Ces forces peuvent se retrouver sur un dépassement des postures du souverainisme et des dérégulations. Il s’agit alors de se focaliser sur les opportunités et mécanismes de coopération pour rendre la perspective d’une communauté mondiale toujours davantage possible.
    Dans cette perspective, la fondation appuie des acteurs et processus qui cherchent à :

    • penser une gouvernance mondiale favorable à la transition écologique, sociale et citoyenne  ;
    • faire converger les forces politiques et sociales sur des propositions de transformation des institutions internationales  ;
    • définir des outils de gestion juridiques et participatifs pour mieux protéger les biens communs mondiaux (climat, océans…)

    Réseau

    FnGM

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    Pour un mouvement démocratique cosmopolitaire (fr, en, pt)
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    Les « communs » et la gouvernance mondiale
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    World Governance Index (WGI) 2011
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    Après l’Amérique, un monde nouveau

    La Démocratie en miettes

    Pour une gouvernance mondiale

  • Religion et citoyenneté
    La religion dans les limites de la société

    Nos sociétés occidentales vivent un paradoxe : jamais comme aujourd’hui elles n’ont été à ce point sécularisées et laïcisées et pourtant, la question religieuse est omniprésente que ce soit dans la presse, dans les débats publics, devant les cours et tribunaux, dans le monde des livres, dans la rue… D’autre part, cette sécularisation n’épuise pas le rapport des individus à la religion, au sacré, à la spiritualité, à la morale dans un monde globalisé où la religion continue de nourrir les horizons identitaires, mais où les dispositifs religieux institutionnels et normatifs se révèlent considérablement affaiblis ou obsolètes.
    Souhaitant agir dans ce domaine avec précaution en s’appuyant sur des processus maîtrisés et des acteurs légitimes, la Fondation a décidé de consacrer l’essentiel des moyens du programme sur la diffusion de l’expertise suisse romande en matière de présentation et d’enseignement du fait religieux. Il s’agit uniquement pour la présente période de faire aboutir des projets démarrés en 2011.

    Recommandation de lecture

Responsabilité et éthique socioprofessionnelles Programmes
Approche socio-professionnelle
  • Comment être un journaliste responsable au XXIe siècle  ?

    Crise profonde pour les uns, simple recomposition du paysage pour les autres, la presse et les médias s’interrogent sur leur fonction, leurs usages et sur l’avenir de leur profession. L’évolution de la propriété des médias, marqués par l’internationalisation des groupes, la concentration et la financiarisation, ainsi que celle des technologies de l’information influencent la nature de l’information produite, les conditions de sa production, les métiers de l’information et la place des médias dans la société. Aux côtés de grands groupes de presse, des médias indépendants tentent de proposer d’autres modèles économiques pour garantir une information de qualité.
    Afin de promouvoir un journalisme responsable, la Fondation appuie à la fois un espace de débat et d’élaboration de propositions sur la responsabilité individuelle et collective du journaliste dans la société et la mise en réseau des médias indépendants tournés vers les questions de transition écologique et sociale, qui montrent qu’un autre journalisme est possible.

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    AIJ

    Recommandation de lecture

  • Renforcer le dialogue entre civils et militaires
    Réflexions et débats sur l’éthique militaire

    Il est difficile de prétendre éradiquer complètement la violence. C’est pourquoi, au-delà de l’utilisation illégitime ou abusive de la force par des acteurs mafieux, putschistes, terroristes, etc., une utilisation «  légitime  » de la force militaire est généralement admise par la communauté internationale. Elle est encadrée par le droit international, le contrôle civil et l’éthique militaire, et sa légitimité est soumise à des critères précis. Pourtant, les changements rapides du contexte mondial, les incertitudes et les dérives qu’il génère et l’ampleur des enjeux rendent difficile l’appréciation de ce que serait un usage juste et légitime de la force. La question est reposée avant, pendant et après chaque nouveau conflit et aucune réponse évidente, et encore moins définitive, ne peut être apportée. Il s’agit d’un processus complexe impliquant une grande diversité d’acteurs – la communauté internationale, les gouvernements et parlements nationaux, la société et l’opinion publique, l’armée et le militaire – de cultures, de traditions, de droits, sans omettre les questions d’accès aux ressources. Et le moment où il faut trancher entre des choix inconciliables n’est jamais très loin.
    La fondation promeut les espaces de dialogue ouverts et internationaux qui offrent aux acteurs, civils et militaires, un cadre neutre pour échanger sereinement, confronter leurs points de vue et réfléchir sur les pratiques éthiques de l’usage de la force. Ce dialogue et la réflexion sur l’éthique militaire et la responsabilité dans différentes régions du monde constituent une contribution à la paix.

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    Alliance Internationale de Militaires

    Recommandation de lecture

  • Comment être un chercheur responsable au xxie siècle ?
    Favoriser une réflexion interne au milieu des chercheurs pour faire entrer les sciences en démocratie.

    Comme d’autres politiques publiques, la politique de la recherche n’a pas échappé aux effets de la vague néoconservatrice, la réduisant à un rôle de pourvoyeur de l’économie au service de la croissance, tout en proclamant la liberté de la recherche. Dans le contexte actuel de crise du modèle économique et de crise écologique, la question de quelle recherche pour quelle société se pose. Les chercheurs ont leur part de responsabilité dans cette crise et parmi eux, certains questionnent désormais le système en place et se mobilisent pour promouvoir une nouvelle gouvernance de la recherche. Processus douloureux pour la profession car elle doit réinterroger les socles de son identité, voire remettre en cause la suprématie d’un savoir scientifique qui se veut neutre et objectif. D’autres façons de concevoir l’activité scientifique se sont donc développées : recherche participative, recherche responsable, lanceurs d’alerte, participation à la mise en place de dispositifs participatifs de choix politiques, etc.
    En appuyant ces modes d’action émergents et la mise en réseau de ces acteurs, la fondation favorise une réflexion interne au milieu des chercheurs pour faire entrer la recherche en démocratie.

    Réseau

    Fondation Sciences Citoyennes
    ENSSER
    Forum Mondial Sciences et Démocratie

    Recommandation de lecture

  • Développer la responsabilité des cadres
    Formation des cadres et construction d’un régime juridique

    Les cadres, qu’ils travaillent dans les grandes entreprises, les institutions étatiques ou les associations, jouent un rôle essentiel dans l’organisation de nos sociétés. Ils constituent la courroie de transmission – dans les deux sens – entre la base et le sommet, ce qui les place dans une position de responsabilité particulière. Il existe une forte tension entre des cadres qui se réfugient derrière la neutralité de leurs compétences (techniques, juridiques ou managériales), s’exonérant ainsi de toute responsabilité, et ceux qui reconnaissent la part de leur responsabilité vis-à-vis de la société. La formation initiale ou continue, l’organisation des cadres en corporation responsable et enfin la construction d’un cadre juridique permettant voire imposant l’exercice de leur responsabilité constituent le triptyque de leur action.
    La fondation mettra l’accent sur le développement des formations éthiques, le lien avec l’action collective et le développement d’un plaidoyer en faveur d’un régime juridique propice à l’exercice par les cadres de leur responsabilité sociale.

    Recommandation de lecture

  • Les éditeurs, acteurs du dialogue interculturel
    Promouvoir la bibliodiversité

    La liberté d’éditer des livres n’est pas allée de soi et a constitué un marqueur important de l’émancipation intellectuelle des populations à l’égard des autorités. Or, le monde de la culture et de la pensée n’échappe pas à la tendance générale de la culture industrielle, privilégiant une production de masse et formatée. Cette évolution écrase la bibliodiversité ‒autant par les thèmes traités que par la manière de les traiter‒ et favorise une uniformisation culturelle du monde ou, dans certains cas, une polarisation entre des blocs culturels qui se révèlent eux-mêmes homogènes et alimentent le cas échéant l’idée d’un face à face entre civilisations. Dans un certain nombre de pays cependant, les pouvoirs publics se sont préoccupés de cette polarisation extrême et ont perçu les risques inhérents à la disparition des éditeurs de taille moyenne, ne serait-ce tout simplement que pour les marchés publics des livres scolaires. Les collectivités locales surtout sont devenues sensibles à l’intérêt d’avoir des maisons d’édition liées au territoire et ainsi capables de dialoguer avec des auteurs locaux et de les révéler, sinon au monde, du moins à la région. Enfin, les petits éditeurs eux-mêmes ont réagi et se sont regroupés pour faire valoir auprès des pouvoirs publics leur rôle économique et social et obtenir des règles du jeu qui leur soient plus favorables.
    La fondation soutient la mise en réseau international des éditeurs indépendants, porteurs de préoccupations communes à la fois dans des actions de coopérations éditoriales et de plaidoyer commun.

    Réseau

    AEI

    Recommandation de lecture

    100 propositions du Forum Social Mondial

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    Des paroles et des actes pour la bibliodiversité
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    Protéger le livre
  • Organisations paysannes et agroécologie
    Soutenir le développement et l’expression d’un mouvement paysan varié, autonome et international participant à la dynamique de transition des sociétés

    La population agricole représente près de la moitié de la population mondiale et elle continue à augmenter en valeur absolue. La dérégulation de l’économie, l’ouverture des frontières, la concentration des terres et l’implantation d’agricultures industrielles participent cependant d’un chômage massif des populations rurales. Les paysans et fils de paysans n’ayant plus de terre, tentent de chercher du travail ailleurs. Déracinés et souvent victimes de malnutrition, on les appelle les exilés de l’intérieur (et quelquefois de l’extérieur quand ils peuvent passer les frontières). Le risque est grand de voir prorogées des politiques agricoles et alimentaires tendant à développer des agricultures industrielles et productivistes en affirmant l’objectif de garantir l’approvisionnement de leur pays. Ce type de politique risquerait de mettre sur les routes des centaines de millions de paysans et fils/filles de paysans.
    La création et le renforcement des organisations paysannes est un objectif primordial pour résister à ces politiques et à l’agriculture industrielle, pour promouvoir une agriculture durable autour de l’agroécologie et permettre la durabilité des systèmes alimentaires mondiaux ainsi que la mise en œuvre de principes de souveraineté alimentaire. Les organisations paysannes constituent une base pour créer des alliances sociales et politiques au niveau national mais aussi au niveau international travaillant à des processus de transition sociale et écologique. La fondation soutient les organisations paysannes, aux niveaux européen et international avec l’objectif qu’elles puissent porter et concrétiser aussi bien à l’intérieur de leurs structures que dans la société aux niveaux national et international, de manière politique, les principes de l’agroécologie.

    Réseau

    Terre Citoyenne

    Recommandation de lecture

  • Des pêches artisanales responsables et durables
    Soutien aux organisations de pêcheurs, à la construction d’alliances autour de la pêche artisanale responsable et durable.

    Le mode de développement actuel, fondé sur la prédation et le profit à court terme a grandement contribué à la crise du secteur des pêches. L’épuisement des ressources halieutiques, la surpêche, la pêche illégale, les pratiques de la pêche industrielle, la dégradation de l’environnement (pollutions industrielles, agricoles et domestiques) et le changement climatique menacent instamment les communautés de pêcheurs de par le monde en même temps que les écosystèmes marins et le plancton. Le développement de pratiques durables de pêche passe par le renforcement des organisations issues de la pêche artisanale pour pouvoir faire face à la pêche industrielle insoutenable d’un point de vue écologique et économique et qui menace directement la survie des communautés côtières et des écosystèmes marins. Ces organisations doivent participer activement à la gestion de la ressource. Elle doivent pouvoir participer à la construction d’alliances d’acteurs divers (dont économiques ) autour de la pêche artisanale au niveau régional ou au niveau des filières.
    La fondation soutient la mise en réseau internationale des pêcheurs artisanaux afin de contribuer à la mise en place de gouvernances adaptées des pêches aux niveaux local et international. Enfin, il est fondamental que les populations de par le monde comprennent l’importance des ressources halieutiques pour pouvoir arriver à une meilleure conservation des ressources et des espaces marins.

    Réseau

    CONTAG
    COPROFAM
    Terre Citoyenne

    Recommandation de lecture

  • Former les acteurs locaux à la transformation constructive des conflits
    Développement d’un corpus didactique pour renforcer une culture de paix

    De multiples problèmes identitaires, sociaux, économiques peuvent être à la base de conflits, qu’ils soient physiques ou verbaux. Il existe aujourd’hui toute une palette «  d’outils  » pour gérer des conflits dans des sociétés qui ne succombent pas à la violence : systèmes judiciaires nationaux, droit international, médiation, approche pacifiste et non-violente. Aucun de ces outils ne répond de façon exhaustive aux exigences d’une gestion ou résolution des conflits mais leurs interactions créent de multiples espaces d’action. Une culture de paix et de médiation durable requiert à la fois la capacité à identifier les causes et origines structurelles de conflits et à mettre en place les transformations sociales propres à les résoudre.
    Dans cette perspective, l’action de la fondation vise à participer à l’émergence, la reconnaissance et la consolidation d’un corpus didactique sur la transformation constructive des conflits à destination des responsables d’ONG, universitaires et cadres de l’action publique.

  • Peut-on réguler les entreprises transnationales et les banques ?

    Le pouvoir qu’ont accumulé les multinationales et les banques par des voies déconnectées de toute forme de contrôle citoyen pose un problème majeur. Elles disposent de capacité financière dépassant souvent celle d’un État, dominent des pans entiers de l’économie mondiale, parviennent à influencer nombre de politiques économiques, commerciales et financières adoptées par les gouvernements, et vont jusqu’à attaquer en justice les États pour la perte réelle ou supposée de leurs profits. Les cadres juridiques, économiques et politiques demeurent inadaptés à cette nouvelle réalité, ce qui permet à ces entreprises d’échapper à toute forme de responsabilité. L’enjeu de la gouvernance et de la régulation de ces acteurs économiques touche au cœur même de notre démocratie, car il ne peut y avoir de transition sociale et écologique sans régulation des multinationales. La responsabilité sociale des entreprises (RSE) reste trop souvent une démarche de relations publiques et les États peinent, pour la plupart, à réguler les activités des grands groupes (directement ou via les organisations internationales), quand ils ne s’y refusent pas catégoriquement au nom de la croissance et de la création d’emplois. Cependant, face à cette faiblesse du politique, la société civile refuse les discours d’irresponsabilité et propose des stratégies multiples.
    Afin de participer à ce mouvement de responsabilisation et de régulation des entreprises, la fondation soutient la veille citoyenne sur les multinationales, une évolution du droit en la matière, une plus grande expertise des organisations de la société civile et une meilleure information du grand public (citoyens/consommateurs). Elle appuie également la réflexion et des propositions pouvant mener à une définition juridique de l’entreprise au-delà de la société anonyme.

Approche transversale
  • Droit justice et mondialisation

    Alors que la gouvernance mondiale piétine, le troisième pouvoir, celui de la justice, s’organise de facto au niveau international. Des formes multiples d’hybridation et d’interpénétration des droits nationaux et international, formel ou souple, font émerger un droit mondialisé, sans système, qui progresse au plan supranational et transnational. Très imprégné de pratiques et de principes issus de la tradition anglo-américaine, pragmatique et déterritorialisé, ce droit global peut devenir tour à tour un terrain de représentation de l’intérêt général, un espace politique à partager, comme il peut représenter une régression vers un droit privatisé au service de grands intérêts économiques, au détriment de la justice sociale et environnementale. Cette question est d’autant plus prégnante que c’est de plus en plus en termes juridiques que se formulent les normes mondiales : le droit se trouve en amont de la plupart des activités par le biais des réglementations, de la régulation, de la soft law. Organisateur social pour les uns (Europe continentale), moyen de régler les litiges dans l’intérêt général pour d’autres (monde anglosaxon), c’est aussi à travers le droit et la justice que se raconte le monde.
    Dans la perspective de construire un droit et une justice responsables dans un monde en transition écologique et sociale, la fondation appuie des travaux de veille sur l’évolution du droit dans la mondialisation et cherche à contribuer au dialogue entre juristes et entre les juristes et les autres milieux socio-professionnels.

    Réseau

    IHEJ

    Recommandation de lecture

Méthodes et outils pour l’information et la diffusion des idées Programmes
Outils et méthodes de diffusion des idées
  • Éditions Charles Léopold Mayer - ECLM
    Une politique de publication au service des sociétés

    L’ampleur des changements systémiques requiert des sociétés un effort d’adaptation considérable qui justifie le peu d’allant voire la franche réticence des décideurs et des populations. Les raisons, comme les voies de la transition à mener restent souvent floues pour la majorité des personnes, mais surtout, les acteurs justifient leur inaction par l’absence de preuves ou de perspectives. D’où l’impérieux besoin de documenter de manière convaincante à la fois les mécanismes à l’origine des crises actuelles et les solutions à mettre en œuvre pour y remédier.
    Le livre, qu’il soit papier ou numérique, demeure une étape essentielle de formalisation d’un projet appelé à devenir collectif. D’ailleurs, les livres demeurent un puissant outil de polémique pour cristalliser le débat et faire évoluer l’opinion. Le livre demeure bien un des terrains de prédilection de la lutte des idées et des idéaux.
    Partant de ce constat, la FPH a développé sa propre maison d’édition, destinée à publier et à diffuser des essais qui lui paraissent constituer d’importantes contributions au débat. La publication d’un livre est généralement associée à un projet de plaidoyer ou à un plaidoyer en cours.

    Réseau

    www.eclm.fr

  • L’information, vecteur de transformation sociale

    L’humanité n’a jamais partagé autant d’informations. Mais l’abondance n’est pas synonyme de qualité, ni la connaissance de compréhension. L’intelligence individuelle et collective n’est pas proportionnelle à la masse d’information disponible. Or, sans information de qualité, pas de mobilisation, pas de changements, pas de débats, pas de construction critique, pas de transition écologique et sociale. Avec Internet et le web 2.0/3.0 toujours en évolution, les organisations de la société civile jouent un rôle essentiel dans cette circulation de l’information, dans la confrontation des opinions et la proposition d’alternatives. Si pendant longtemps la question était celle de l’accès à l’information, l’enjeu est aujourd’hui celui de sa sélection, de sa structuration et de sa valorisation, et la concurrence est rude pour qui sera le plus visible notamment sur Internet. Par ailleurs, dans un monde où la vitesse de circulation de l’information devient une nouvelle mesure, et face à la multiplicité des vecteurs de communication utilisés, l’enjeu est de stocker l’information et de garder la mémoire des idées et des organisations qui cherchent à construire sur le long terme un changement de société.
    La fondation s’est depuis sa création inscrite dans le courant de l’information conçue comme un bien commun, produite par tous et que chacun peut utiliser et diffuser. Elle appuie la mutualisation, la structuration et la diffusion de l’information des organisations de la société civile dans le monde francophone et cherche à outiller les associations pour une meilleure communication et valorisation de leur expertise.

    Réseau

    d-p-h
    coredem

    Recommandation de lecture

  • Numérique, logiciels libres et action collective

    Si Internet est né et a été pensé par ses architectes comme un espace public horizontal et ouvert de partage de connaissances et de savoirs, la situation a profondément changé ces dernières années : commercialisation, censure, contrôle, surveillance, manipulation. Derrière Internet et les machines, les logiciels et les algorithmes ont acquis un véritable pouvoir formateur de nos pensées et de nos actions. Se pose donc la question des conditions de production, d’adaptation et d’appropriation des logiciels aux besoins des organisations sociales. Le mouvement des logiciels libres, qui promeut l’accès au code source (l’origine d’un logiciel), le copy left et les licences creative commons sont jusqu’à présent les meilleures réponses à la maîtrise de l’information. Parce qu’ils sont fondés sur des principes de transparence, de participation et d’intelligence collective, les logiciels libres constituent un enjeu majeur pour la démocratie. Or, le logiciel libre est dans une situation paradoxale : ses valeurs sont proches de celles défendues par le monde associatif et celui de l’économie sociale et solidaire, mais il est davantage présent dans le monde de l’entreprise classique, ne serait-ce que parce qu’elles sont en mesure de les financer. Par ailleurs, les logiciels libres restent encore aujourd’hui dans les mains de spécialistes, et leur diffusion est encore peu encouragée par les pouvoirs publics et les organisations sociales.
    Afin de favoriser la prise en main des logiciels libres par le public et les organisations de la société civile et d’assurer ainsi les principes fondateurs d’internet, la fondation contribue à la promotion du logiciel libre, au développement d’outils à destination des organisations de la société civile et au renforcement du dialogue entre spécialistes de l’Internet libre, spécialistes du web et organisations sociales.

    Réseau

    Exemole, Traversées

    Recommandation de lecture

Animation des lieux et réseaux de fondations
  • Le Centre Éco-développement de Villarceaux -CEV
    CEV, animateur du débat sur la transition des territoires ruraux à la Bergerie

    Malgré la tendance globale à l’urbanisation, les territoires ruraux occupent aujourd’hui une position centrale dans la transition vers des sociétés durables : ils sont notamment dépositaires de ressources naturelles indispensables à toute vie sur terre et produisent l’écrasante majorité des aliments qui nourrissent la population mondiale. Avec le développement de l’industrialisation, les espaces ruraux ont été essentiellement convertis à la production agricole de plus en plus spécialisée, destinée au marché mondial et obtenue en recourant massivement aux engrais et pesticides. Le potentiel multifonctionnel des espaces ruraux, les propriétés endogènes des territoires et leur rôle dans le maintien d’une relation harmonieuse entre les hommes et les écosystèmes sont aujourd’hui largement sous-estimés. Pour faire avancer la recherche et ancrer le plaidoyer pour des alternatives à l’industrialisation de l’agriculture, les expérimentations de terrain sont aujourd’hui indispensables. C’est à l’échelle d’un territoire grandeur nature qu’il est possible de développer une approche écosystémique de la production agricole, en l’insérant dans une logique plus vaste de développement territorial multi-acteurs et multi-fonctionnel. Pour développer ces «  laboratoires territoriaux  », il faut d’abord les affranchir de la pression des marchés, foncier, agricoles, urbains, énergétiques, etc. Il s’agit donc de reconquérir une certaine autonomie par rapport aux logiques économiques et techniques dominantes.
    C’est ce qu’a fait la FPH dans les années 1990, avec le domaine de la Bergerie (France) dont elle est propriétaire et qu’elle a converti en un dispositif expérimental ouvert, lieu de débats et de formation pour interpeller les politiques agricoles et de développement territorial. Pour animer le débat sur ces enjeux cruciaux, la fondation soutient l’association «  Centre d’Écodéveloppement de Villarceaux  » (CEV) qui constitue le pôle de réflexion de la Bergerie et se charge d’établir des liens avec d’autres pôles expérimentaux sur les enjeux du développement rural.

    Réseau

    www.bergerie-villarceaux.org

  • Animation Rue Saint Sabin, Avenue Dickens, La Bergerie et diffusion directe des idées

    Une fondation donatrice est un animal social par excellence : observatrice du monde qui l’entoure, elle a pour ambition de participer à sa transformation. Cependant, son statut particulier de «  bailleur  » la distingue de la plupart des autres acteurs sociaux : elle ne doit en principe pas lutter pour sa survie économique, ni répondre à des électeurs, des usagers, des élèves ou des clients : elle ne doit répondre qu’à son conseil de fondation et à l’autorité de surveillance de son lieu d’immatriculation, au risque de s’isoler socialement. Il y a donc un enjeu à assurer son ancrage dans la société qu’elle ambitionne d’améliorer, c’est-à-dire sa capacité à être partie prenante du contexte auquel elle appartient et à interagir avec lui sur différents registres, pas seulement à travers ses soutiens financiers. L’ancrage influence autant la compréhension que les acteurs extérieurs ont d’une fondation que la compréhension que la fondation peut avoir du contexte dans lequel elle est implantée.
    La fondation a trois lieux d’ancrages : la Rue St Sabin à Paris, l’avenue Dickens à Lausanne et le domaine de la Bergerie en Île-de-France dont elle est propriétaire. Elle anime ces lieux, les ouvre à un public varié et en fait des espaces de débats autour des idées qu’elle promeut.

  • Coopération avec les autres fondations
    Qu’est-ce qu’être une fondation dans une mutation systémique  ?

    Le nombre des fondations s’est multiplié et en dépit de leur disparité, elles s’organisent aux niveaux national, continental ou international. Quelle que soit leur origine économique ou idéologique, elles sont aujourd’hui sérieusement interpellées par les crises et les dysfonctionnements croissants des sociétés. En leur sein, le débat se développe sur la signification et les modalités de l’action des fondations. Qu’est-ce qu’être une fondation dans une mutation systémique  ?
    Au niveau international, la FPH est membre du réseau EDGE (Engaged Donors for Global Equity) et participe à son développement en Europe. Ce réseau est appelé à réunir les fondations progressistes admettant le fait systémique. Aux niveaux continental et européen, la FPH fait partie de l’EFC (European Foundation Center) et s’efforce d’être activement présente au sein de ses groupes de travail, afin de se rapprocher des fondations portant les mêmes valeurs et les mêmes analyses et de coopérer éventuellement dans le cadre d’initiatives communes (comme mettre en lien les partenaires) et d’autre part, pour participer à faire évoluer le cadre d’analyse du monde des fondations.

    Réseau

    www.efc.be
    www.edgefunders.org

 
FPH siège social et bureau en SuisseAvenue Charles Dickens, 6CH 1006 Lausanne - Suisse ++ 41 (0) 21 342 50 10 contact.lausanne@fph.ch
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